‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 165 sur 293 · Pausanias, X · texte numérisé non relu

Pausanias, X

10. Voir, sur Onatas, Brunn, GescJi. de?' griech. Kûnster I, pp. 88-95. Klein, Arch. epigr. Mittheil. aus Œsterreichf V, p. 91.

entre les années 490 et 460; tout au moins une inscription, trouvée sur TAcropole d'Athènes parmi les débris laissés par l'invasion persQ, prouve qu'il était déjà connu au temps des guerres médiques^. On. peut dater presque à coup sûr une de ses œuvres les plus importantes, à savoir le quadrige de bronze avec son cocher qui perpétuait à Olympie le souvenir d'une victoire de Hiéron de Syracuse^. Or Hiéron raourut en 467, avant d'avoir pu consacrer le monument de sa victoire; ce fut son fils Deinoménès qui prit ce soin. Le quadrige d'Onatas. fut donc exécuté entre la mort de Hiéron et la révolution qui chassa de Syracuse toute sa famille, c'est-à-dire dans le cours des années 467 et 466. Une autre oeuvre d'Onatas, conservée à Delphes, rappelait le triomphe des Tarentins sur leurs belliqueux voisins, les Peucétiens et les lapygiens, succès chèrement acheté par plusieurs rudes campagnes, et qui effaçait le souvenir d'une sanglante défaite, subie en 473^; elle était certainement postérieure à cette date de plusieurs années. C'était une série de figures représentant des cavaliers et des soldats à pied, sans doute dans l'attitude de combattants. On voyait en outre le roi des lapygiens, Opis, étendu mort, et auprès de lui, les héros protecteurs des Tarentins, Taras et Phalanté, ce dernier escorté du dauphin' qui l'avait sauvé du naufrage.

Onatas appartient donc à la génération des derniers sculpteurs archaïques ; il est le contemporain des maîtres qui ont formé Phidias, de l'Athénien Hégias, et de l'Argien Agélaïdas. Malheureusement, si nous devons reconnaître en lui un des précurseurs immédiats de la grande époque, nous sommes réduits à quelques textes pour apprécier son œuvre. Que savons-nous de son Apollon colossal en bronze, conservé à Pergame, sinon qu'il était fort admiré pour la perfection de la technique, et qu'un poète de V Anthologie^ Antipater, le célèbre dans une épigramme''? C'était aussi une statue colossale que l'Héraclès de

1. C'est une base de statue, avec la signature : 'Ovà-ra; £7roiyi(7£V. Voir'EçYi(ji,. àp/.^ 1887, p. 146; Corpus înscrîptionum attîcarum, IV, II, no 373 ^^. L'ex-voto, dédié par Timarkhos, était sans doute Une statue de cavalier, si Fon en juge par les traces qu'ont laissées les trous de scellement.

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