Pausanias, VI
5. Pausanias, V, 24, 5 ; VI, S, 11 ; VI, 9, 1. On peut donc dresser le tableau généalogique suivant :
père, Kléoetas. De l'amé, Aristoclès, qui porte suivant Tusage le nom de son grand-père, nous connaissons peu d'oeuvres. Il avait collaboré à un groupe des trois Muses, avec son frère Kanakhos et l'Argien Agélaïdas, chacun des artistes exécutant une figure; celle qui portait sa signature était une Muse tenant la lyre\ On citait encore de lui un groupe en bronze de Zeus et de Ganymède, consacré à Olympie par le Thessalien Gnathis". Pourtant, c'était un maître capable de faire école, si l'on en juge par la longue lignée des disciples qui se réclamaient de lui ; et quand nous voyons, dans le nombre, figurer des Eginètes, comme Synnoon et Ptolikhos, nous devons reconnaître en lui un des maîtres incontestés de l'art du bronze ^
Son frère, Kanakhos, semble avoir été plus fécond; en tout cas, il a laissé plus de traces dans les traditions antiques. Contemporain de Kallon l'Éginète et d'Agélaïdas d' Argos, il appartient à la dernière génération des maîtres archaïques; c'est lui qui représente avec le plus d'éclat l'école de Sicyone, pour la période antérieure aux guerres médiques. Quelques courtes mentions, éparses dans les textes, nous renseignent seules sur ses œuvres capitales, comme les hommes montés sur des chevaux de course, ex-voto de quelque victoire olympique, comme la Muse tenant la flûte exécutée pour le groupe auquel son frère avait travaillé. On voyait de lui, dans un temple de Sicyone, une Aphrodite d'or et d'ivoire, coifiée du polos, tenant une pomme et un pavot ; nous avons ainsi la preuve que les traditions de la sculpture chryséléphantine, apportées à Sicyone par les Cretois, ne s'étaient pas perdues. Enfin le témoignage de Pline lui attribue des statues de marbre. S'il en était ainsi, Kanakhos nous apparaîtrait
Aristoclès de Cydonia (1^^ moitié du sixième siècle).
Kléœtas ( milieu du sixième siècle).
Aristoclès le Sicyonien, Kanakhos
( seconde moitié du sixième siècle).