‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 197 sur 293 · Bull, de corresp. hellén., XIV, 1890, p · texte numérisé non relu

Bull, de corresp. hellén., XIV, 1890, p

2. VitruYe, VII, ch. IX. Cf. Pline, Nat. Ilist. 33, 8, p. 40. Plutarque, Quaesf. rom. 98. Cf. les textes cités par Blnmner, Technologie und Terminologie der KûnstCj III, p. 201. Cf. HomoUe, Bull, de corr. hellén., XIV, 1890, p. 497. Holleaux, ibid.j p. 183. Lechat, ibid., p. 565.

une teinte plus chaude, et servait en outre de vernis pour protéger les couleurs à Fencaustique. Si les textes ne signalent cette pratique que pour une époque postérieure au sixième, siècle, on peut, sans témérité , admettre qu'elle était déjà connue à cette date , et nous nous figurons volontiers les statues de TAcropole revêtues de cette patine. (( Le visage , aussi bien que les vêtements , toutes les parties en un mot qui n'avaient pas reçu les couleurs indiquées plus haut, étaient simplement frottées de cire ou d'huile, de façon que le marbre amortît son éclatante et dure blancheur, et prît un ton plus moelleux, un peu ambré, un brillant doux et ferme, voisin de celui de l'ivoire \ ))

Ainsi revêtues d'une polychromie harmonieuse, les statues se dressaient sur des bases d'une nature très originale , dont les fouilles récentes nous ont livré de nombreux exemplaires ^ Les abords du temple d'Athéna étaient en effet peuplés d'offrandes de toutes sortes, statues de marbre, vases de luxe, pièces de maîtrise consacrées par les potiers du Céramique, dont les noms se lisent sur des bases votives, accompagnées de formules de dédicace. Les statues que nous avons décrites faisaient partie de ces offrandes. Elles avaient donc pour supports des bases où était gravé, avec le nom de l'artiste, celui du donateur. Rien de plus varié que les formes de ces supports, dont le caractère élancé paraît être le seul trait commun. Tantôt c'est un simple pilier carré ; d'autres fois une colonne sans cannelures, avec un chapiteau circulaire 011 s'encastre, scellé au plomb, le tenon adhérant aux pieds de la statue. Ailleurs la colonne est cannelée comme dans la base qui porte la signature du sculpteur Evénor, et dont le chapiteau , en forme de coupe, est couvert d'imbrications bleues et rouges (fig. 175). Une statue dédiée par le potier Aischinès se dressait sur un chapiteau figurant une cimaise dorique , avec des ornements empruntés au décor architectural ^ Voici d'autre part un chapiteau du style ionique primitif, rehaussé par une élégante décoration peinte qui souligne les nervures et les yeux des volutes, et couvre l'échiné d'oves bleus etrou-

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