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L'AKOHAISME AVANCE.

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ges (fig. 176) \ Il faut donc, pour avoir une idée exacte de nos statues, les replacer sur ces bases dont les Attiques avaient certainement emprunté l'usage aux Ioniens des îles. On s'explique mieux ainsi leurs proportions élancées, leur attitude hiératique, leur polychromie qui se marie si bien avec celle de la base; ce qu'il y a encore de rigide dans leurs hgnes s'harmonise avec les cannelures des colonnes, avec la

sveltesse des fûts ; il semble, en un mot, que l'œuvre ainsi complétée prenne un aspect plus religieux, un caractère d'offrande plus accusé.

Une autre particularité que présentent les statues de l'Acropole a soulevé bien des discussions. Dans la plupart, le sommet de la tête est creusé d'un trou carré, où était scellée une tige de fer ou de bronze, évidemment destinée à supporter quelque appendice. Notre planche I permet de distinguer nettement ce support. Mais à quel office était-il destiné? Faut-il restituer un fleuron en bronze doré, s'épanouissant au-dessus de la tête de la statue, et complétant son caractère de monument votif ^ ? Devonsnous songer à un parasol, qui aurait abrité la statue peinte contre la pluie et le soleiP? Enfin, faut-il nous en tenir au témoignage d'Aristophane', et admettre que ces tiges soutenaient tout simplement un appareil de profection contre les outrages des oiseaux? Cette dernière explication nous paraît la plus vraisemblable. Si choquant

1. Ces chapiteaux sont des documents très importants pour l'histoire de l'ordre ionique. VoirPuchstein, Bas ionische Capiéeîl, Programm zum Winchelmannsfestej 1887.

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