De Ugibus^ IIj
382 L'AKCHAISME AVANCE.
d'une statuaire funéraire fort ancienne \ Ainsi, plusieurs bases, où nous lisons les épitaphes de Xénophantos , de Phrasikleia, d' Antilokhos, avec la signature du sculpteur parien Aristion^, supportaient certainement des statues, et offrent encore la trace des trous de scellement. On peut considérer comme provenant d'un tombeau les fragments d'une statue virile conservés au Louvre ^ et qui nous font entrevoir un type analogue à la statue funéraire de Ténéa; la même hypothèse convient à une statue très mutilée trouvée près du Dipylon, et oii Ton reconnaît une femme assise, analogue aux statues funéraires ioniennes de la nécropole de Milet\ Enfin, un cavalier, découvert dans la nécropole de Vari^, nous met sans aucun doute sous les yeux une de ces statues qu'on plaçait sur les tombeaux, images conventionnelles rappelant, non point les traits, mais le sexe, l'âge, et parfois les occupations du défunt. Le Musée central d'Athènes possède une curieuse base qui appartenait à un monument de cette nature, et servait de support à une sculpture en ronde bosse ; cette base, d'un type très original, a été trouvée en Attique, à Lambrika, l'ancienne Lamptrae (fig. 198) ^ Taillée dans le marbre bleu de l'Hymette, à une date très voisine de 550, elle se compose d'une stèle quadrangulaire et plate, qui se termine à sa partie supérieure par une gorge et un abaque; elle présente ainsi de grandes analogies avec les bases employées pour les statues votives. Sur la gorge court un ornement en forme de godrons; l'abaque est décoré de rosettes alternées de deux types différents. La face antérieure de la stèle et les deux côtés latéraux sont ornés de reliefs très peu saillants, très archaïques de style. Le sujet principal est l'image m^ême du mort, en costume de cavalier, conduisant à côté de sa monture un second cheval ; sur les petits côtés, un homme mûr et deux femmes font les gestes habituels
1. Voir Gr. Loeschcke, Mittheil. Athen, IV, 1879, p. 299 suiv. MilcTihoefer, ibld., p. 64. Purtwaengler, Coll. Sahourofj Introduction, p. 53 et suivantes.