Anthologie grecque, II, IS6, 5 ; épigramme deParménion
aux traits jeunes et graves, encadré par les longues boucles d'une chevelure flottante, plein de majesté sous le stépJianos richement ciselé : c'était la (( Héra aux bras blancs, au beau visage; la Héra royale assise sur un trône d'or » ^
Si ces documents satisfont mal notre curiosité, en revanche ils nous permettent de formuler certaines réserves à l'égard des marbres antiques où l'on a parfois proposé de reconnaître des copies de la Héra argienne. Une tête en marbre du British Muséum, trouvée à Girgenti, nous offre un remarquable exemple du type de la Héra Téleia, c'est-àdire de la déesse représentée avec le caractère matronaP' ; mais le diadème qui entoure le front, encadré par des bandeaux relevés et ondulés, diflère trop du genre de coiffure que nous avons vu tout à l'heure pour ne pas rendre très suspecte une identification avec la Héra de Polyclète. Les mêmes différences apparaissent dans la belle tête de marbre qui, de la collection Farnèse a passé au musée de Naples
Fia. 263. — Tête ... . .
de la Héra d'Argos. (fig. 264) ^ ; ici, Ic diadème fait place à un sim- Monnaie autonome ^j^ aïïipyx, baudcau étroit et mince, qui se perd dans les torsades d'une chevelure enroulée en bandeaux et massée sur la nuque. Pourtant, à bien des égards, la tête de Naples accuse les caractères de l'art polyclétéen. Ce type sévère et un peu froid, aux traits réguliers, aux hgnes pures et correctes, offre plus d'une analogie avec les répliques de l'Amazone de Berhn, et nous y verrions volontiers la copie d'un original en bronze, exécuté au cinquième siècle sous l'influence directe de Polyclète.
C'est une opinion assez répandue qu'à sa gloire de sculpteur, le grand maître d'Argos avait joint la renommée d'habile architecte^. On a souvent identifié avec l'auteur du Canon le Polyclète auquel Pausanias attribue la construction de deux monuments célèbres d'Epi-