Lucien, Le songe
ils le firent en 385/4, procéder à un contrôle rigoureux de Tor. On s'explique aussi que l'emploi de matériaux si divers présentât de faibles garanties de solidité. Nous savons, par des fragments d'inventaires officiels \ que de très bonne heure on dut faire des réparations à la statue de Phidias. Dix ans après la consécration, dès l'année 428/7, certains morceaux sont détachés et inventoriés à part. En 400/399, nouvelle réparation. Quelques années plus tard, des parties du casque et du bouclier figurent dans les inventaires comme des pièces isolées, ^t en 334/3 une restauration de la base est devenue indispensable. Pour la même raison, on ne s'étonne pas des vols commis à plusieurs reprises par des visiteurs peu scrupuleux. Au quatrième siècle, un certain Philourgos déroba le gorgonéion qui ornait l'égide de la déesse. En 296, le protégé de Cassandre, le tyran Lacharès, s'avisa d'emporter, en fuyant d'Athènes, une partie des ornements d'or qui décoraient l'œuvre de Phidias. On comprend aussi que ce genre de technique suffise à expliquer la destruction complète de la statue à une date que nous ignorons. Elle existait encore en l'an 375 de notre ère, et un texte, d'ailleurs assez suspect, a pu faire croire qu'elle avait été par la suite emportée à Constantinople '. Mais qui pourra dire quelles mains ont arraché et jeté au creuset les feuilles d'or assemblées par les ouvriers de Phidias ?
Il est .souvent question de la Parthénos dans les auteurs anciens ^ ; mais c'est encore la description de Pausanias qui nous fournit les détails les plus précis, ce La statue d' Athéna est faite d'ivoire et d'or. Au milieu de son casque est la figure d'un sphinx, et de chaque côté sont des griffons... La statue est debout, vêtue d'un chiton tombant jusqu'aux pieds, et sur la poitrine elle porte la tête de Méduse en ivoire. La Victoire a environ quatre coudées de hauteur. D'une main la déesse tient la lance ; à ses pieds est son bouclier, et près de la lance le serpent que l'on dit représenter Erichthonios. Sur le piédestal de la statue est figurée la naissance de Pandore )) \ D'autre part, Phne nous apprend
3. Koehler, Mîttheîl. Athen, t. V, 1880, p. 89. Cf. Schreiber, Athena Parthénos, p. G28.