Th. Schreiber, die Athena Parthénos
des Pheîdias, Leipzig, 1883, et Arch. Zei-
timg, 1883, p. 193 et suivantes. Puchstein,
Jalirhuch des arch. Inst.j Y, 1890, p. 82 et
suivantes. Je n'ai pu prendre connaissance d'un récent mémoire de M. Loeschcke, Kopf der Athena
Parthénos, dans la Festschri/t zur ÔO» Jubllaeum des Vereines von Alterthmnsfreunden im Rheinlande,
Bonn, 1891.
1. Cavvadias, Catalogue, no 64. C'est Charles Lenormant qui le premier en a reconnu l'importance. La statuette aété étudiée par François Lenormant, La Minerve du Parthénon , Gazette des Beaux-ArtSj 1860, t. VIII, p. 129,202, 272. Cf. Brunn, Denhnaeler, n^ 39-40. Friederichs-Wolters, n° 4G6.
2. No 65 du Catalogue de Cavvadias. Pour l'étude détaillée du monument, voir Hauvette, Bull de corresp. hellén., 1881, p. 54. K. Lange, Mittheil Athen, \S%1^ ^ 57. 0. Eayet, Études d'archéologie et d'art, p. 12-18. Cf. Brunn^ Denhnaeler, 40,
œuvre d'un artiste médiocre, incapable d'interpréter librement son modèle, cette statue, qui porte encore des traces de coloration rouge et bleue, confirme de tous points le témoignage de la statuette trouvée près du Pnyx; elle nous rend, sinon le style, au moins les caractères essentiels de Toriginal. Debout et immobile, la jambe gauche légèrement ramenée en arrière, la déesse maintient de la main gauche son bouclier posé de champ sur le sol; à ses pieds, un serpent, symbolisant le héros Erichthoniôs, né de la Terre, enroule ses anneaux, et dresse contre le rebord du bouclier sa tête menaçante. La main droite tient la Victoire aux ailes étendues. Le costume de la déesse se compose du double chiton fait d'une seule pièce, serré à la taille ^ .
Fjg. 273. — Copie en marbre de l'Athéna Parthénos. par une ceinture. La (Musée centrai d'Athènes.)
poitrine est couverte de Fégide d'écaillés, ornée du gorgonéion et bordée de serpents ; la tête est coiffée du casque à triple aigrette. Grrâce aux deux marbres d'Athènes^ nous pouvons reconnaître dans une nombreuse série de statues des répliques plus ou moins directes de la Parthénos. Telles sont, pour ne citer que les principales, la (( Minerve au collier » du Louvre, une statue colossale de la villa Ludovisi, une autre, très mutilée, de la villa Wolkonsky \ Mais la meilleure réplique est encore un beau torse de marbre, d'un excellent travail, découvert en 1859 près des Propylées ; c'est dans ce fragment, conservé au musée de l'Acropole, qu'il faut chercher la pose majestueuse du torse, le jeu souple et régulier des plis du chiton'.
Si précieux qu'ils soient, ces documents ne nous fournissent encore que des renseignements incomplets sur le type du visage et sur les accessoires. Pour ces points particuliers, il faut recourir au témoignage des pierres gravées et des monnaies.
L'ornementation du casque a été très vivement discutée; plusieurs archéologues ont soutenu qu'il fallait s'en tenir à la description de Pausanias, où il est simplement question d'un sphinx et de griffons. Nous emprunterons au contraire tous les détails du casque à une belle intaille en jaspe rouge du Cabinet de Vienne, portant la signature du graveur Aspasios (fîg. 274) ^ Le timbre du casque est bas, et se prolonge par un couvre-nuque garni d'écaillés; le cimier
FiG. 274. — Intaille signée par Aspasios. (Cabinet de Vienne.)
1. Ces répliques sont énumérées par Schreiber, Die Athena Parthénos. Cf. Puclistein, Jahrbuch des afch. Inst.j V, 1890, p. 83, note 15.