‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 44 sur 293 · Schliemann, Mycènes, p. 137, fig · texte numérisé non relu

Schliemann, Mycènes, p. 137, fig

qui paraît être nn pin, et derrière lequel on distingue une petite figure, une femme est assise tenant des fleurs. Devant elle, sont trois personnages : une petite figure féminine, juchée sur un tas de pierres, et deux femmes, dont la dernière porte des tiges fleuries. Elles ont le costume que nous venons de décrire : un corsage collant, et des jupes historiées de broderies, avec trois ou quatre volants étages. Dans le champ sont gravés divers emblèmes : le soleil, le croissant lunaire, un double ruban représentant sans doute la mer, une hache à deux

tranchants, enfin une

petite idole armée, qui disparait presque entièrement derrière un énorme bouclier à double échancrure. Six têtes d'animaux, vues de face, remplissent la partie gauche du fond. Tel est le sujet qui a exercé, à maintes reprises la sagacité des érudits.

Pour M. Milchhoefer, la scène est empruntée au culte de Rhéa; la double hache représenterait Zeus et la figure où nous avons reconnu une idole ferait allusion aux Corybantes. Le costume des femmes, qu'il croit retrouver sur les monuments de l'Inde, dénoncerait le caractère pélasgique de cette intaille ^ D'autre part, MM. Sayce et Rossbach, sont très frappés de l'analogie que présentent les emblèmes de notre intaille avec ceux des cylindres assyriens; ils cherchent en Chaldée le prototype de cette composition ^. Mais pourquoi faire intervenir ici les Pélasges et les Chaldéens? Pourquoi chercher un sens mythologique à une scène qui s'explique facilement comme un

FiG. 23. — Empreinte d'une intaille en or de Mycènes ,

Dessin grandi de 0"\035 à 0°ij080.

(Schliemann, Mycènes^ p. 437, fig. 630.)

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