‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 43 sur 293 · Milchliœfer, Anfànge der Kunstj p · texte numérisé non relu

Milchliœfer, Anfànge der Kunstj p

3. Voir Loesclicke et Furtwaengler, MyJcenische Vasen, p. VIII.

4. Voir les pâtes de verre de Menidi, Das Kuppelgrah, pi. III, IV. Cf. le curieux vase sculpté trouvé récemment dans un des tombeaux de Mycènes, avec la représentation du poulpe, 'Eçyi^ji,. àpx-j 1888, p. 7.

5. Ivoire de Mycènes. 'Ecprijji. àp^., 1888, pi. 8, n'' 14. Pour les rapprochements avec le type de griffon dans l'art oriental, voir Furtwaengler, article Gryps, dans Eoscher, Lexlkon des grîecli. und rôm. Mythologie j p. 1742 et suivantes.

Un antre ivoire de même provenance nons montre le combat du

FiG. 20.

Griffon. Ivoire trouvé à Mycènes. (Fouilles de la Société arcîiéologique d'Athènes.)

griffon contre un cerf, sujet familier à la glyptique phénicienne \

Le lion dévorant un taureau se retrouve à la fois sur une plaque d'or des tombes royales de Mycènes et sur un ivoire de Spata. D'autres sujets semblent être entrés plus tardivement dans l'art mycénien. Tel est le type du Sphinx, coiffé d'une sorte de mitre carrée que surmonte un long panache flottant (%. 21) ^.

Enfin, la figure humaine qui, dans la première période mycénienne, apparaît si rarement, a conquis sa place dans l'art décoratif. La preuve nous en est fournie par deux appliques d'ivoire d'un type uniforme, trouvées l'une à Spata, l'autre à

Mycènes, dans un tombeau de la basse ville \ Cette dernière, de

FiG. 21. — Sphinx. Plaque d'ivoire trouvée à Spata, en Attique.

1. 'E9rjjjL. apj., 1888, pi. 8, n^ 6. Cf. la pierre gravée phénicienne reproduite dans Perrot et Chipiez, t. V, ûg. 462, p. 652.

2. A Spata, Bulletin de corresp. hellénique, 1878, pi. XVIII, I. Cf. à lalysos, sur une plaque d'or estampée, du British Muséum. Myhenisclie Vaseiij p, 8, fig. 2.

3. Spata, Bull, de corr, hellénique, 1878, pi. XVIII, 2. Mycènes, 'E<prj(jL. àpx.,1888, pi. 8, n^ 12.

beaucoup la mieux conservée, représente une tête d'homme coiffée d'une sorte de mitre conique, où le ciseau du graveur a dessiné des zones horizontales, striées d'entailles régulières et arrondies (fig. 22). La chevelure, frisée sur le front, est, par derrière, divisée en étages, et cette disposition, qui se retrouve exactement dans l'ivoire de Spata, fait songer à une perruque. Enfin les Jones sont recouvertes d'une barbe frisée, dont l'exécution est conventionnelle; seuls le menton et les lèvres sont rasés, comme dans les anciennes statues chypriotes. Si le caractère de cette tête est oriental, elle ne trouve point d'analogues dans la sculpture assyrienne ou égyptienne ; c'est beaucoup plutôt à l'art chypriote qu'elle est apparentée.

V. Dans les ivoires de My cènes, la figure féminine est aussi représentée. Elle apparaît dans une curieuse série d'objets, relief s découpés, manches de miroirs, plaquettes servant à décorer des coffrets ^ Nulle part elle n'est plus nettement caractérisée que sur une plaquette découpée, qui montre une femme tenant une fleur; ses cheveux se tordent en une tresse qui se recourbe en spirale; sous l'étoffe collante qui dessine les formes, le buste paraît nu, et le bas du corps est couvert par les plis d'une jupe garnie de franges étagées comme des volants. Or ce type, qui nous fait connaître le costume et la parure des femmes mycéniennes, nous le retrouvons sur une curieuse bague à cachet, découverte par Schliemann sur l'Acropole hors de l'enceinte des tombes royales (fig. 23) ^. Sous les branches d'un arbre

riG. 22. — • Tête d'homme barbu. Ivoire trouvé à Mycènes. (Fouilles de la Société archéologique d'Athènes.)

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