Tirynthe j 1^1. Y
2. Tirynthej^l, IV. Cf. pour Mycènes, 'EcpfXTQ. àp/., 1888, pi. 8 no 11.
3. Voir toute la dissertation de Helbig, Das homer, Epos, p. 100 et suivantes.
LES OEIGINES.
r Odyssée ^ ; c'était une frise d'émail bleu (Ôpw.oç zuxvoio) qui courait à la partie supérieure des murs revêtus de plaques de bronze.
A Tirynthe comme à Mycènes, Tart de la terre cuite est encore rudimentaire ; le contraste est frappant entre le style décoratif très avancé de la période mycénienne, et les ébauches sommaires que produit l'industrie figuline. Cette dernière est représentée par de grossières idoles modelées dans une terre jaune clair; ce sont des femmes vêtues, portant quelquefois la haute coiffure évasée que les Grecs appelaient le polos. Le buste est aplati en forme de galette, tandis que la base s'arrondit en cylindre ; tantôt les bras relevés figurent une sorte de croissant; tantôt ils sont ramenés sur la poitrine, ou cachés sous le vêtement ^. Des traits rouges, bruns ou bistre soulignent les détails, et accusent les ondulations de l'étoffe du chiton à larges manches, qui rappelle le chiton ionien. Que ces idoles représentent une divinité féminine, cela n'est pasdouteux ; quelques-unes d'entre elles, qui sont figurées avec un enfant dans les bras, font même penser aux divinités courotrophes de l'époque classique (fig. 27) ^ Remarquons d'ailleurs que ce type n'est pas particulier à l'Argolide; on le trouve à lalysos, dans l'île de Rhodes, à Athènes, à Melos, et dans les anciennes nécropoles chypriotes de Dali et d'Alambra^
Tandis que les coroplastes de l'Argolide restent fidèles à ce type conventionnel, la peinture murale nous offre de curieux exemples d'un art beaucoup plus développé. Le plus digne d'attention^ est une fresque trouvée dans les ruines du palais (fig. 28). Au-dessus d'un taureau
PiG. 27. — Déesse courotrophe.
Terre cuite de Mycènes.