‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 52 sur 293 · Eoss, Eeisen auf âen griech. Insein, III, p. XII · texte numérisé non relu

Eoss, Eeisen auf âen griech. Insein, III, p. XII

2. Cette classe de monuments dont le British. Muséum et le Cabinet des médailles possèdent d'importantes séries , a été étudiée avec grand soin par M. Milclilioefer, Anfànge der Kunst, chap. II, .Die C( Inseïsteine )). Voir aussi Eossbach, Arch. Zeitung^ 1883, p. 311 et suiv. et pi. 16, et l'article du même auteur : Annalideir Inst., 1885, p'. 188-222, et tav. d'agg. G-.H. M. Duemmler a publié une série de gemmes archaïques de Milo : Mittheil. Athen, 1886, p. 170-176, et pi. VI. MM. Loeschcke et Turt. waengler ont donné de bonnes reproductions d'une série de ces Intailles. Mylcenische Vasen, pi. D- Voir aussi JRevue arch. 1874, t. XXVII, pi. 12, et Curtius, JJehe?' Wappenstilj Abliandl der lerliner Aha-

(Tpu7ry.vov) qui laisse des cavités rondes ; la plane leur sert à tracer les lignes droites, et c'est à Faide d'un ciseau courbe qu'ils entaillent les larges surfaces, comme les corps des animaux. Souvent le travail hâtif ou négligé du graveur donne à ces figures une apparence fantastique. Rien de plus étrange que ces animaux dont les jointures, indiquées par les trous du trépan, sont reliées entre elles par des traits secs et grêles ^ ; ainsi traitée, la figure prend un aspect purement géométrique.

Quant aux sujets, ils offrent une variété infinie. Vous y retrouvez d'abord les types familiers aux graveurs mycéniens ; des scènes de combat (fig. 33) ^ des lions affrontés héraldiquement^, des ibex aux longues cornes recourbées (fig. 34) "" ; les animaux d'Europe , boucs ,

Fig. 33 à 36. — Pierres gravées de Crète et des îles grecques.

clièvres, vaches, taureaux y sont rendus avec un certain sentiment naturahste, de même que les lions passant ou courant. Ailleurs, le graveur les a figurés dans des attitudes contournées, bizarres, qui trahissent une pure convention. Non moins fréquents sont les êtres mixtes, formés par l'assemblage monstrueux de deux types d'animaux, ou par l'association de la figure humaine avec la forme animale. Démons à tête de cheval et à corps d'oiseau, portant sur les épaules un faon, un lion mort ou deux animaux suspendus aux extrémités d'un bâton (fig. 35)% ailleurs encore tenant un vase^; monstres à corps d'homme se terminant par une double tête de bouquetin et

1. Les mêmes particularités se retrouvent sur les cylindres chaldéens de style primitif. Cf. Babelon V Archéologie orientale^ p. 66,

Page 1