‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 57 sur 293 · MittJmL Athen, III, 1878, p · texte numérisé non relu

MittJmL Athen, III, 1878, p

2. Duemmler et Studniczka, Mittheil AtJien., XIT, 1887, p. 1-25. Cf. Paton, Journal of Ilell, Stiidiesj 1887y p. 69 et suiyantes.

tions grecques \ Est-il besoin de rappeler que, dans les poèmes homériques, le royaume d'Argos est celui des princes achéens de l'Epopée ? que, dans VHiade, Argos est qualifiée d'achéenne (''Apyo; ay octlV-ov) - ; qu'enfin, pour Thucydide, la dynastie représentée par les noms d'Atrée, de Thyeste et d'Agamemnon, est toute-puissante dans le Péloponnèse? La richesse de My cènes à l'époque héroïque (7uo'Xiiypu(7oio Muy//fv7]ç) est confirmée d'une façon éclatante par le témoignage des fouilles ; or, Thucydide en fait remonter l'origine au fondateur de la dynastie achéenne des Pélopides, à Eélops, qui vient de Lydie dans le Péloponnèse : c'est c( au moyen de trésors apportés d'Asie chez des populations indigentes qu'il établit son autorité parmi elles » ^ L'historien grec ajoute que la suprématie des princes achéens s'étend sur les îles ; ils possèdent une marine ; Agamemnon règne « sur des îles nombreuses et sur tout le pays d' Argos ». Cela seul suffit à expKquer les rapports incontestables qui rattachent la civilisation de My cènes à celle des îles de l'Archipel grec.

Mais si les fouilles de l'Argolide font revivre pour nous, avec une singulière précision, l'âge héroïque de la Grèce, quelle est l'origine de cette civilisation? Où a-t-elle pris naissance, pour se développer brillamment sous la dynastie des Pélopides? Nous l'avons déjà remarqué : elle n'est pas limitée aux pays occupés par les Achéens d'Homère. Les habitants de l'Attique, les Minyens d'Orchomène y participent également; elle dépasse de beaucoup les frontières de l'Argolide. D'autre part, elle se limite aux régions orientales de la Grèce propre, aux pays qui sont en bordure sur la mer Egée , comme si, importée d'Asie, elle s'était propagée par les îles jusqu'à la péninsule hellénique. Cette origine asiatique est indiquée par la légende de Pélops venant de Lydie et traversant la mer sur un chariot pour aborder dans le Péloponnèse. On a vu que les monuments la confirment de tous points. Nous avons constaté bien des emprunts faits à l'Asie, dans le style ornemental, dans la forme des tombes à coupole, dans l'emploi de la décoration métallique, dans les sujets des intailles.

1. Elle a été soutenue en dernier lieu par MM. Loeschcke et Furtwaengler, MyheniscJie Vasen p. XI et suivantes, et par M. Schucliliardt, Schliemann' s Ausgrah., p. 319 et suivantes.

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