‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 82 sur 293 · Hérodote, V · texte numérisé non relu

Hérodote, V

3. Scholiaste d'Eschyle, les Sept devant Thèbes^Y. 310. i Voir Fragmenta SophocL, éd. Didot, p. 361. La même idée explique que de ville à ville, on cherche à se voler réciproquement un xoanon célèbre. Voir les textes cités par J. Martha, les Sacerdoces athéniens^ p. 46.

4. Sur cette question, voir J. Martha, Les Sacerdoces athéniens, p. 47. Schubart, Rheinisches Muséum^ IT. F. XV, p. 111.

étaient soigneusemeat entretenues, parfois peintes et dorées ^ ; et si le bois vermoulu menaçait ruine, des mains pieuses l'entouraient d'une enveloppe de bronze ^, ou remplaçaient la tête branlante par une tête en marbre ^ C'est à elles que s'adressaient les hommages les plus fervents; elles avaient leur garde-robe, renouvelée par les dons des fidèles. Une inscription de Samos nous fait connaître l'inventaire du trésor conservé dans l'Héraion ''; la garde-robe de la déesse (xocrpç tvîç OsoO) comprend des vêlements de toute nature, des chitons, des manteaux, des coiffures variées, mitres, sphendonés, cecryphales, des voiles, des ceintures : c'était la parure du xoanon de Héra, que des monnaies de Samos nous montrent surchargé de vêtements et de bijoux, comme une madone italienne ^

Mieux encore que les monnaies et les peintures de vases, les terres cuites primitives nous conservent l'image fidèle des xoana. A Athènes, à Mégare, à Eleusis, et surtout à Tanagra, les fouilles ont hvré de nombreux spécimens de ces figurines que les paysans grecs appellent T^aTûar^s; (prêtres) à cause de la ressemblance de leur haute coiffure avec le bonnet des prêtres orthodoxes ^ Une maquette grossièrement modelée, tantôt en forme de cylindre, tantôt en forme de galette aplatie, une tête ébauchée en quelques coups de pouce, voilà le type ordinaire de ces idoles. Celles qui proviennent de Béotie, en particulier, nous offrent une série déjà riche, où l'on peut suivre les transformations graduellQS du xoanon^ l'effort continu pour serrer de plus près l'imitation du visage humain, tout en respectant la construction rudimentaire du corps. Il n'y a ni tronc ni jambes ; le corps consiste en une

1 Edava sTir/pucra à Corinthe. Paiisanias, II, 26.

2. A Thèbes, xoanon revêtu de bronze par le sculpteur Polydoros. Paus., IX, 12, 4.

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