‹ Histoire de la sculpture grecqueChapitre 84 sur 293 · Heuzey, ouvr. cité, pi. 37, fig · texte numérisé non relu

Heuzey, ouvr. cité, pi. 37, fig

et collées aux flancs^ ; mieux encore, ils étaient ce sans mains, sans pieds, sans yeux » ^. D'autres, au contraire, offraient déjà l'apparence de la vie; leurs yeux étaient ouverts, leurs jambes divisées, dans l'attitude d'une personne en marche. On y reconnaissait Fart de Dédale, l'ancêtre vénérable de toute une génération de sculpteurs, (( l'inventeur de la statuaire » ^

Avec Dédale, nous voici ramenés au seuil de l'histoire grecque, au temps de Minos et de Thésée. S'il fallait en croire les traditions helléniques, nous serions obligés de rétrograder, de remonter à plusieurs siècles en arrière, pour trouver la raison du progrès accompli ! Cela seul suffirait à nous édifier sur la confiance qu'elles méritent. Est-il besoin de rappeler le prodigieux roman d'aventures dont Dédale est le héros : sa fuite en Crète, la construction du Labyrinthe, les amours de Thésée et d'Ariadne, l'évasion à travers les airs de l'ingénieux artiste, son séjour en Sicile, où le poursuit la vengeance de Minos? "^ C'est, suivant le mot de Brunn, un véritable (( Ulysse de l'art )) ^; autour de son nom se sont groupées des traditions, auxquelles il serait chimérique de chercher quelque fondement historique. Où se sont-elles formées, et de quelles sources émanent-elles? M. Kuhnert s'est attaqué à ce difficile problème; il a reconnu, non sans raison, dans la fable de Dédale, un mélange de légendes Cretoises, attiques et siciliennes ^. Le fond premier appartient peut-être à la Crète ; de fait^ les textes grecs relatifs aux origines de la sculpture rattachent à Dédale toute une école d'artistes, les DédaHdes (o'I à-o Aair^^Aou) dont plusieurs sont des Cretois ^. Mais les Attiques s'emparent de ce

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