‹ Histoire de la seconde République françaiseChapitre 24 sur 28 · LIVRE DIX-SEPTIEME LE CONFLIT · texte numérisé non relu

LIVRE DIX-SEPTIEME LE CONFLIT

Sommaire : I. — Depuis le 31 octobre, des dissentiments assez nombreux avaient surgi entre Louis-Napoléon et l'Assemblée. Le Napoléon ; le projet de loi sur les sous-officiers ; la transportation en Algérie; la nomination des maires. — Comment la loi du 31 mai, présentée et soutenue en commun, semble propre à rétablir et à resserrer l'alliance; comment le résultat contraire se produit. — Les différentes évolutions de la politique du président de la République. — On touche à la période des conflits entre les deux pouvoirs 339

II. — La dotation du président, projet de loi qui augmente les frais de représentation du chef de l'P^tat ; objections; débat plein d'acrimonie; intervention de Changarnier on faveur de la proposition gouvernementale; vote du projet à une faible majorité. — Lois de défense sociale; loi sur les clubs ; loi sur la déportation ; loi sur la presse; Ki signature obligatoire. — Rivalité de plus en plus marquée entre Louis-Napoléon et l'Assemblée : affaire au journal le Pouvoir; nomination de la commission de prorogation et choix peu favorable à l'Elysée Article du Moniteur du soir. — L'Assemblée se proroge jusqu'au

11 noyembre : le» partis dynastiques et le président de la République lui-même 8on(»ent ù utiliser pour leur propre cause le temps de la prorogation. . . . 341

III. — Le comte de Ghaiid)ord : attitude peu active du parti légitimiste pendant les dernières années du réjjiine de Juillet; les représentants royalistes sont nombreux à l'Assemblée constituante et plus nombreux à l'Assemblée lé{]islative. — Le roi Louis-Philippe à Clareinont : épreuves de la famille rovale pendant les premiers temps de son exil. — l^a fusion : en quoi elle consiste. M. de Salvandy, M. Guizot. Sentiments du roi Louis-Philippe et de sa famille; sentiments du comte de Chambord. — Le comte de Chambord à Wiesbaden en 1850 : réceptions; condamnation de la doctrine de l'appel au peuple; mort de Louis-Philippe; touchant hoiiima{»e rendu par l'opinion publique aux hautes qualités de ce monarque. — Les chances de \n fusion : circonstances diverse» qui semblent y aider : sur ces entrefaites, lettre de M. de Barthélémy et malencontreuse publicité qui lui est donnée; efforts pour tempérer l'effet de cette lettre. M. de Saint-Priest. Note de M. Guiïot; discours de Berryer ; lettre du comte de Chambord à M. Berryer. (comment l'ajournement de la proposition Creton fait renaître les mésintelligences : les projets de fusion ne sont ni réalisés ni abandonnés 348

IV. — Louis-Napoléon : comment il emploie le temps de la prorogation. — Son voyage dans l'Est : accueil en Bourgogne; séjour à Lyon et discours à l'Hôtel de ville; incidents de Besançon; Strasbourg; retour à Paris. — Voyage du président de la République en Normandie : discours de Caen ; discours de Cherbourg. — Résultat des voyages de Louis-Napoléon; habileté calculée de son langage : comment il tend à grandir son rôle et comment les populations l'y encouragent 359

V. — Louis-Napoléon de retour a Pari» : comment, après avoir essayé de capter les masses, il cherche à conquérir l'armée; son affectation de sollicitude pour le» choses militaires; revue de Sainl-Maur, incidents; revue de Satory, incident» plus graves : cris poussés sous les armes, largesses faites aux troupes. La commission de permanence s'émeut : demande d'explications; langage du général d'iiautpoul ; intervention de Changarnier. Après la revue de Satory, les appréhensions redoublent : résolutions diverses proposées; modération de la cornmission. — Les agissements du parti bonaparlisie : la société du Dix-Décemhre i l'Ère dus Césars ; langage des journaux de l'Elysée. — Changarnier : sa situation exceptionnelle; son attitude; comment il fixe tous les regards et, dans le conflit qui s'accentue, devient le (jénéral du Parlement. — Projet du général d'Ilautpoul; comment il n'est pas accueilli. Le général Schramm, ministre de la guerre. Disgrâce du généial Neumayer; motif de cette disgrâce, et comment le général Changarnier est atteint par cette mesure. — Réunion de la commission de permanence; ses inquiétudes. Ordre du jour de Changarnier. — L'agent de police Allais; ses rapports au commissaire de police Yon. Prétendu complot de la rue de» Saussayes; étrange mystification. Avec quelle habileté l'affaire Allais- Yon est exploitée par la presse bonapartiste contre la commission de per- M)anence 365

VI. — Le message du 12 novembre; son caractère conciliant. Tiève entre le président et l'Assemblée; témoignage» réciproques de bonne entente. — Coup d'œil »ur l'œuvre économique de l'Assemblée législative. La commi»sion d'assistance; ses travaux; heureuse influence de M. Armand de Melun. Rapport de M. 'l'hiers. Lois et projet» divers : logements insainbres; caisses de retraite; jeunes détenus; mariage de» indigents; assistance judiciaire ; contrat» d'apprentissage. — De quelques moditications apportées au Code civil. Objet» divers : cours de» billets de banque; télégraphie privée, chemins de fer. —

Comment, malgré quelques traces des anciennes querelles, on peut espérer un accord durable 380

VII. — La guerre renaît au moment où l'on espérait la paix. Le journal la Patrie et les prétendues instructions du général Ghangarnier. Le prince Napoléon à l'Assemblée. Victorieuse réponse de Gliangarnier. — Démission du ministère; surprise; bruits divers ; quelle nouvelle domine toutes les autres. — Entrevues de Louis-JSapoléon avec les chefs de la majorité; son dessein arrêté de se débarrasser de Ghangarnier; disgrâce du général. Formation d'un nouveau cabinet composé avec les débris de l'ancien 394

VIII. — Impression produite par ces mesures; extrême irritation dans la majorité parlementaire. Motion de M. de Rémusat, en quoi elle consiste. — Quel est l'embarras des commissaires nommés; résolutions prises par la commission, — Débat public : M, Berryer, M. Thiers; l'empire est fait. Comment toutes les colères et toutes les menaces de la majorité se réduisent à un ordre du jour de défiance contre le cabinet. — Quels sont les véritables vainqueurs et les véritables vaincus. — Création d'un ministère extraparlementaire 400

IX. — Période de trouble et d'anarchie parlementaires. A quels périls de toute sorte l'Assenjblée est exposée. — Continuation de la lutte entre Louis-ÎNapoléon et la représentation nationale. Rejet d'une nouvelle demande de supplément de dotation. Incident» divers : morcellement des partis; compétitions de plus en plus ardentes 405

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