‹ Histoire de la seconde République françaiseChapitre 25 sur 28 · LIVRE DIX-HUITIEME · texte numérisé non relu

LIVRE DIX-HUITIEME

Sommaire : I. — Vices de la Constitution du 4 novembre 1848 : renouvellement simultané du pouvoir exécutif et du pouvoir législatif; confusion entre les pouvoirs anciens et les pouvoirs nouveaux: la non-rééligibilité du président; la loi du 31 mai. — La crise de 1852 ; comment le désir d'éviter cette crise fait naître la pensée de revi<!er la Constitution ; conditions légales qui rendent cette revision presque impossible 410

II. — Louis-?sapolcon et la revision; comment il souhaite la révision en vue de se perpétuer au pouvoir; nécessité pour lui de se rapprocher un peu de l'Assemblée; pourparlers avec M. Odilon Barrot et échec de ces négociations. — Formation du ministère Léon Faucher; comment ce nouveau cabinet a pour programme la revision de la Constitution et la prorogation des pouvoirs présidentiels 412

III. — L'opinion publique, comme le prince, souhaite la revision; elle la souhaite surtout pour permettre la réélection de Louis-?sapoIéon. — Vœux des conseils généraux. — Pétitions. — On atteint la dernière année de la législature, c'est-à-dire l'époque où la question de la revision pourra être posée devant l'Assemblée *!"'

IV. — Dispositions de l'Assemblée. — Les représentants de la gauche et de l'extrême gauche sont généralement hostiles à la revision; il en est de môme des orléanistes purs. — Parti favorable à la revision : les amis de Louis- Napoléon; les légitimistes; les fusionnistes; le groupe de la rue des Pyramides. — Tous les calculs démontrent que la majorité consiiiutionnelle des trois quarts ne sera pas atteiuU; les plus optiuiistes fondent encore un faible

espoir sur les influences de la dernière heure, et 8ur la pression de l'opinloa

publique 418

V. Incident inattendu. Le prince Louis-Napoléon à Dijon (1" juin) : son discours offensant pour l'Asseinblée ; vive émotion parmi les représentants. Paroles hautaines du général Changarnier 422

VI. — Les pétitions révisionnistes affluent à l'Assemblée; l'Assemblée décide (ju'ellcs seront renvoyées à une commission unique. — Discussion dans les bureaux. — Nomination de la commission; elle est en majorité favorable .\ la revision. M. de Tocqueville nommé rapporteur; ses dispositions; son rapport, chef-d'œuvre de précision, est à la fois clairvoyant et attristé 425

VII. — Discussion publique : M. de Falloux. Le général Cavaignac et le droit divin de la République. M. Michel de Bourges. Admirable discours de Berryer. Victor Hugo, M. Dufaure, M. Odilon Barrot. — Vote : rejet de la demande de révision — L'Assemblée et le président reprennent leurs querelles un instant interrompues. Témoignages réciproques de malveillance. — L'Assemblée se proroj^e jusqu'au 4 novembre. Sentiments divers au moment de la prorogation. . 4ù2

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