‹ Histoire de la sépulture et des funérailles dans l'ancienne EgypteChapitre 32 sur 80 · Beni-Hasan, by Percy Newberry, II, p · texte numérisé non relu

Beni-Hasan, by Percy Newberry, II, p

ANNALES DU MUSÉE G U I MET

serviteurs de sa maison, chacun exerçant son œuvre et de les récompenser ainsi pour l’autre vie de leurs loyaux services dans la vie présente. Cette manière de concevoir la décoration de la tombe montre bien, ce me semble, que, pour l’Égyptien, le tombeau n’était qu’une maison d’éternité en tout semblable à la maison humaine de sa vie première, el c’est une raison de plus pour rejeter toutes les autres origines assignées à la tombe.

C’est ici le lieu de parler d’un autre genre de peintures purement décorative, à savoir de ces plafonds et de ces frises dont le lecteur aura pu

observer par lui-même la forme savamment étudiée dans les tableaux qui lui ont passé sous les yeux. Quant aux plafonds, je lui en donne ici deux échantillons, empruntés aux dessins de la Commission cT Egypte, mais ils sont bien loin de se représenter les originaux eux-mêmes avec une grande exactitude. D’ailleurs, si les motifs ont varié depuis l’Ancien Empire, ils sont bien loin d’avoir la perfection des dessins d’ornement pur que l’on a retrouvés dans certains tombeaux de cette lointaine époque, bien loin surtout d’égaler ceux qu’a su trouver le Nouvel Empire égyptien.

Mais les possesseurs de tous les biens que supposent les décorations que je viens d’expliquer, devaient arriver eux aussi au jour où il faut se séparer de tout : comme s’exprimera plus tard le papyrus moral de Boulaq, il

Peintures du plafond d’un tombeau de Beni-Hassan (d’après la Des-cription de l'Égypte, Ant., IV, pl. 64, n° 13).

Peintures du plafona d’un tombeau de Beni-Hassan (d’après la Description de l'Égypte, Ant., jlV, pl. 64, n° 14).

avait beau avoir entouré sa maison de cactus, avoir planté des allées d’arbres, respiré le parfum des fleurs, tout cela n’empêchait point d’être malade et il fallait en ce jour quitter pour jamais tout ce qu’on avait tant aimé1 ; il fallait subir l’invitation de son messager de mort qui appelait en toute hâte et finalement aller cacher son corps dans la vallée funéraire2. Les funérailles sont représentées tout au long dans le tombeau d’Ekhnoumhôtep, ainsi que le culte qu’on rendait aux ancêtres. 11 me suffira de mentionner ici cette particularité sur laquelle j’aurai à revenir dans la troisième partie de cet ouvrage. 11 me faut maintenant examiner la décoration des tombes du Nouvel Empire thébain.

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