‹ Histoire de la sépulture et des funérailles dans l'ancienne EgypteChapitre 52 sur 80 · C’est un des noms de l’Égypte : Tomeri · texte numérisé non relu

C’est un des noms de l’Égypte : Tomeri

SÉPULTURES ET FUNÉRAILLES DANS L’aNCIENNK ÉGYPTE

à tous les champs : lu brilles, et ils vivent pour toi, car tu as fait les saisons pour faire exister tout ce que lu as fait, tes grains sont rafraîchis et la chaleur les goûte. Tu as fait le ciel, le parcourant pour y briller, tu fais que soit vu tout ce que tu as fait, car tu es unique, brillant en toutes les formations en tant que disque solaire vivant, te levant, culminant, allant et venant. Tu fais des (millions) de formes en toi, car tu es un dans les villes, les villages, les champs, les chemins et les fleuves; toutes les choses sont faites1 en leur rectitude, car lu es en qualité de disque du jour sur la terre. Tu marches vers les êtres que tu as faits, tu crées leur face de manière à ce qu’ils ne (puissent) te voir2 3 4 Tu es en mon cœur; aucun

autre ne te connaît sinon ton fils. Bdnoferkhoprououaenrâ ( Soleil aux belles transformations, un du soleil)', tu donnes qu’il soit craint selon tes plans en ta double vaillance1. Sa terre est devenue par la main : comme lu les as faits, les (hommes) vivent si lu brilles, ils meurent si tu le couches. Toute durée est vécue en loi ', elles actions sont faites, en tes beautés jusqu'à ce que tu te couches : tout travail cesse, lorsque tu te couches à

l’horizon occidental 5 ; depuis que tu as créé la terre, tu les as élevés

pour ton fils sorti de tes chairs, le roi de la Haute et de la Basse-Egypte, qui vit de vérité et de justice, le maître des deux terres, Bdnoferkhoprououaenrâ, fils du Soleil, vivant de vérité et de justice, maître des apparitions, Khouenaten, grand dans sa durée, ainsi que pour la grande épouse royale, qu’il aime, la maîtresse des deux pays, Nofrénofrouaten Nofriti , vivants, florissants éternellement à jamais. »

Cet hymne a donc servi de base pour la décoration de presque toutes les tombes; mais il faut avouer que l’imitation a été fort libre et, pour en donner une idée, je dois citer un autre de ces hymnes, afin que le lecteur

1. Je prends ici Je mot dans le sens de chose faite, quoiqu'il soit suivi du trait des idéogrammes; le cas se représente encore plus loin et on ne peul le traduire par « œil ». D’ailleurs ce passage est fautif.

2. Sans doute le poète veut dire qu’on ne peut pas regarder le soleil. Vient ensuite une lacune. Le texte publié est loin d’être satisfaisant.

3. Idiotisme égyptien : tout est double en Égypte, parce que primitivement il y avait deux royaumes qui furent unis, la Haute et la Basse-Égypte.

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