DE LA SECONDE ÉDITION
^n a beaucoup parlé de la comiption introduite cfa Traace par le despotisme de Baonaparte. Cependant ^ lorsque sa police attaquoit directement un écrivain , au jnéme instant les journalistes, ménne ennemis, cessoient ^e dirifi;er leurs traits contre celui qui n'avoit plus la liberté de se défendre , parce qu'ils sentoient tous qu'il j a excès de bassesse à poursuivre Vhomme que l'autorité cherche à écraser de tous ses moyens. C'est ainsi que le fameux Méhée lui-même fut respecté par tous les journaux, le jour où Buonaparte lui reprocha ^ dans le Moniieur^ d'avoir contribué aux désastres d'une époque trop célèbre. Après ce nom, il m'est impossible de citef les écrivains royalistes qui, insultés par Buonaparte ou $*ouché , furent par cela seul respectés par les journaux jacobins. £toit-il réservé à cette époque de voir la foule des journalistes attaquer à la fois un auteur et son ou-« vrage, quoiqu'ils ne puissent ienorer que l'auteur et l'ouvrage n'ont pas la liberté d'être défendus par le» journaux amis! Est-ce ainsi que nous revenons à des sentimens généreux ?
Ce n'est pas dans mon intérêt que je fais cette réflexion
celui qu'on en attendoit ; et j'ai la modestie de croire que , si les amis et les ennemis avoient eu la liberté dé juger mon ouvrage, la première édition, tirée à deux milie exemplaires , li'auroit' pas été enlevée en trois se-maines. Puisse cet exemple être d^un heureux augura pour une opération plus importante ! Montrer trop hautement aux Français qu'on-^eut dominer leurs opinions, «Hun moyen $ûr de perdre toute influence. Il faut de
it
lliabîleté pour conduire les esprits, et du sang-froid pour, exciter les ^f siions fans en deyeiiit la Tiautte.
deux c{ui 9om payés pemr m'in juridr et pour lAettÛr ^ Aront que cette seconde édition n'est toujours que \à
Îremière dont on a seulemeAt réimprimé le titre. Outré )S fautes de correction qui ont disparu , j^ai voulu qud lé mot budget j écrit par un ^ dans la première éditions ^ flhf dans là seconde, imprimé par un j (èufljei); qui-» totique connott les procédés de rimprimetie n'aura he^ apin que de cette observation pour repousser rassertiort éts jountalistes soldés II est vrai qu'il restera k ces mes^ fieurs la ressource de dire encore cette fois que je fais dear éditions à cent exemplaires., ce qui laisse supnos^r ad moins que je me ruine. Mais alors pourquoi font -ils tané de bruit d'urt ouvrage qui auroit si peu de lecteurs i* 1| €St probable que , dans le premier N" de ma (orrespon-^ dance politi(fue et administra/tvê « je passerai en revue tou^ fe* articles faits contre V Histoire de la Session de i8i5^ avec lés anecdotes qui y ont rapport. Il faut que là France et même l'Europe connoissent toute notre turpitude à cet égard ; c'est l'unique moyeii de nous en faire rtmgir^