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234 HISTOIRE DE LA gOlE.
le midi de TEspagne. A Séyiile, à Grenade, à Cordoue, à Makga, ufte latte terrible s'était engagée entre les Rerbers^ représentant Félément-barbare de la conquMe, réiément africain, «tlerArabes (1), repfrésentant l'élément civilisé, l'élément indigène. Âlméri^ etles contrées de TEst étaient demeurées essentiellement arabes, et si celles ne restaient pas étrangères à ces conflits, elles n'avaient pas du moins à l'intérieur un principe de discorde, e^joui^aient du bénéfice de leur situation qui les plaçait en dehors du théâtre principal de la lutte.
Touteffbis, il serai\ injuste de dater seulement de cette époque l'importance commerciale d'Alméria. Soumise aux khalifes deCordoue, cette ville avait toujours été une des plus célèbres en Espagne ; les tribus égyptiennes, qui y avaient été établies (2), en avaient fait
(4 ) Les Arabes étaient le plus souvent unis aux Slaves, troupe urbaine formée des chrétiens de toutes nations qui avaient été réduits en esclavage, et devenue un corps poHti(iue depuis le règne d'Abdérame III. M. Doxy. Histoire des 'Arabes â^Espagne, tom. m.
La lutte entre les Berbers et les Arabes^ tour à tour soutenus par les comtes et rois chrétiens de Léon, de Gastille et d'Aragon, est admirablement racontée par M. Dozy, Histoire des Arabes d^ Espagne y iom. m, ch. xiii et suiv.
(2) M. d*Âvezac, consulté sur le sort d'Alméria au moment du partage du sol conquis, a bien voulu nous fournir le renseignement suivant : ce On trouve dans Casiri, Bibliotheca arabico flts- )» pana^ t. ii, p. 25i : Yemanitarum regio, ubi Almeria visitur^ » mahometanorum propugnaculum simulque metropolis. Ainsi, » Almeria et Murcie étaient dans le lot des Arabes d'Egypte et du » Yemen, tandis que Grenade et Jaen étaiejit dans le lot de ceux » de Syrie.»