‹ Histoire de la soieChapitre 130 sur 184 · DEUXIÈME PARTIE. GH. III · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. GH. III

étoffes façonnées qui arrivaient de son temps dans la Gaule Narbonnaise ; et son témoignage est bien précieux, car le manuscrit connu sous le nom de manuscrit de Théodulphe (1) est un des monuments les plus importants de rhistoire de la soie au moyen âge. Combien nous nous félicitons de ce que la nécessité de préserver les feuilles d'or dont on couvrait les lettres des manuscrits, ait fait conserver l'habitude d'intercaler des étoffes entre les feuillets écrits, habitude sans doute fort ancienne.

(( Les tissus fixés à chaque page (le manuscrit est formé de feuillets de vélin blanc et de vélin pourpre) au moyen d'un fil de couture, avaient sans doute été choisis par Théodulphe lui-même parmi les plus beaux et les plus moelleux de l'époque où il vivait. Les uns étaient des crêpes de Chine avec.des bordures de cachemire broché ou espouliné par crochetage à la méthode indienne ou persane; les autres des tissus unis et même façonnés de divers genres, de diverses couleurs et de diverses matières, telles que la soie, le coton, le lin, le poil de chèvre et le duvet de chameau de la plus

(4) « Ce manuscrit paléographique, conservé dans le trésor de la » cathédrale du Puy, est une bible manuscrite enrichie de pièces » de poésie et de savantes dissertations sur les Ecritures saintes, » composées et très-probablement écrites de la main même de » Théodulphe. » Notice par M. Ph. Hedde, insérée dam les amales de la Société d'Agrimliure, sciences^ arts^ et commerce du Puy année 4837-1838. ,

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