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DEUXIÈME PARTIE. GH. III

TAUemagne, l'Angleterre, la Scandinavie, plus ou moins abondantes suivant la fréquence des relations entre ces contrées et le Levant et suivant le degré d'intimité qui liait les cours européennes à la cour de Byzance.

Les contrées qui entourent la Méditerranée et qui sont plus à proximité des lieux de production, sont naturellement celles où l'usage des riches tissus est le plus répandu : c'est là que les semences laissées par la civilisation romaine après la destruction de l'empire romain, ont le plus tôt germé.

Toutefois, ne l'oublions pas, le vrai pays des soieries, c'est l'Orient : le vrai marché pour les Européens, c'est Constantinopleoù l'on apporte les armes d'Allemagne, les draps de la Frise et des Pays-Bas, les toiles de la Saxe et delà Franconie, les pelleteries de la Bussie, les étoffes de coton, les tapis et les soieries d'Asie.

Constantinople, quelle que soit l'origine des .marchandises dont on y trafique, quelle que soit la nationalité des commerçants que le négoce y attire, apparaît au moyen âge comme le centre du commerce du monde *. multiplier ses relations avec la ville féerique dont on vante partout la richesse et le luxe, tel est le but de chaque nation d'Europe. Les croisades auront ce résultat. Avec les croisades un grand mouvement se fera donc dans la consommation des soieries, et, par suite, dans le commerce et dans l'industrie de la soie.

L'empire musulman, source nouvelle des soieries pen* dant le moyen âge ayant été fermé aux Européens, on verra la route vers la Chine encore une fois rouverte. Lées Vénitiens, à la grande admiration des peuples d'Occident, feront ce qu'avaient fait les Romains d'abord, les Grecs ensuite ; ils profiteront des facilités de communication résultant de la réunion de toute l'Asie eeo* traie sous la domination mongole, pour aller chercher dans le Cathay la soie et les soieries.

Par une singulière analogie avec les temps antérieurs, une réaction contre ce lointain commerce oriental aura lieu. Les Italiens, régénérés par la liberté, entreprendront de lutter contre l'industrie musulmane et de la suppléer. Les républiques de Lucques et de Florence, qui n'ont pas une marine à opposer à la marine des Vénitiens et à celle des Génois, demanderont richesse et puissance à l'industrie sérieicole : leur exemple sera suivi 4)ar Venise et Gènes, Ainsi Findustrie de la soie, qui était devenue arabe au dixième siècle^ sera italienne au quatorzième siècle.

Nous ne raconterons pas Vos luttes et vc^ succès : mais, quel que soit votre histcurien, salut^ brillantes tépubliques dont les noms figurent parmi les aïeux de l'industrie lyonnaise : salut, Florence, Lucques, Venise^ Gènes, reines dans l'industrie de la soie aux quinzièjiie et seizième siècles.

t<l» DE r.A DEUXIÈME PARTIE.

A, note i, pîige iU.

Zakarià ben Mohammed ben Mahhmud el-Kazouynj, hauteur des Merveilles de ta nature et des Singularités des choses créées, a consacré un chapitre aux vers à soie. Bien qu'il ait vécu au xiii* siècle, nous croyons devoir placer ici ces notions d*hisloire naturelle, parce que ce volume est celui qui présente le tableau le plus complet de Tindustrie de la soie chez les Arabes : eiles*se trouveraient; plus isolées dans le volume suivant, où les peuples de l'Occident doivent jouer le rôle le plus important.

La traduction est de M. Chézy; elle a été insérée par Sylvestre de Sacy, dans le tome m de sa Chrestomathie arabe, page 407.

te ver à soie. — a Lorsque ce petit animal a cessé de manger, il se retire sur quelque arbre ou quelque buisson épineux et extrait de sa salive un fil extrêmement ténu qu'il tisse autour de lui en peloton et dont il forme une espèce de bourse où il trouve un abri contre la chaleur, le froid, les vents et la pluie, et où il demeure endormi jusqu'au temps fixé par la nature. ^

» Rien n'est plus extraordinaire que la manière dont on élève les vers à soie. C'est au printemps que l'on en rassemble la semence. Alors des femmes, après l'avoir placée dans

un petit sachet^ la portent dans leur sein l'espace d'une semaine, au bout de laquelle leur chaleur naturelle fait éclore les œufs. Ensuite elles dispersent sur des feuilles de mûrier, soigneusement coupées pour cela, les petits vers qui s'y promènent et en font leur nourriture. Au bout de quelque temps, ils cessent de manger pendant trois jours et ils éprouvent alors ce qu'on nomme leur premier som^ meil; après quoi ils mangent de nouveau pendant une semaine et suspendefit encore leur nourriture pendant trois autres jours qui sont le temps de leur second sommeil. Ce même manège se répète une troisième fois; et c'est après avoir éprouvé ces sommeils successifs qu'on leur livre une pâture abondante, afin qu'ils puissent satisfaire leur appétit et se livrer au travail de leurs cocons. Alors on les voit s'envelopper insensiblement d'un tissu semblable à celui, que file V araignée, et ce tissu s'accroU de jour en jour. , S'il vient alors à pleuvoir, le cocon se trouve amolli par l'humidité; le ver le perce et en sort orné des ailes qui lui servent à voler : dans ce cas la soie ne peut être d'aucun usage. Quand on veut la recueillir avec profit, on a soin, dès que les vers ont fini leur ouvrage, d'exposer les cocons à un soleil ardent, afin de les y faire périr. On en réserve seulement un certain nombre qu'on laisse percer aux vers, afin qu'ils puissent en sortir et pondre des œufs que Ton conserve soigneusement dans des vases de terre ou de verre, pour faire éclore l'année suivante.

» On attribue aux vêtements de soie la propriété de préserver de certaines maladies de la peau et de garantir de la vermine qni ne peut s'y engendrer. »

Nous retrouvons ici deux détails qui nous rappellent quelques-unes des erreurs accréditées dans les premiers

siècles et dont nous avons parlé dans notre premier volume; seulement les fictilibm vasis de Pline ne servent plus à renfermer et à nourrir les chenilles; et c'est le travail des vers à soie^ le ûl qulls produisent, qui est comparé à celui des araignées.

Il n'y aurait^ du reste^ rien à changer dans cette description pour avoir le récit d*une éducation moderne; bien que rincubation artificielle dans une chambre suffisamment chauffée soit aujourd'hui le mode le plus généralement adopté pour faire éclore les œufs de vers à soie^ beaucoup de paysannes les placent encore danç leur sein. Tout ce qui est à observer, c'est que l'éducation du ver à soie qui paraîtrait être faite à l'air libre et l'asphyxie de la chrysalide par la chaleur solaire sont des procédés orientaux que notre climat n'a pas permis d'adopter. En Europe^ on n'élève les vers à soie que dans des magnagneries bien closes, trop closes peut-être pour qu'ils aient une constitution robuste; puis, pour étouffer la chrysalide et donner facilité de dévider son cocon, on soumet celui-ci^ dans une sorte d'étuve, soit à la chaleur sèche d'un air fortement échauffé, soit à la chaleur humide de la vapeur d'eau.

B, note 3, page fil.

beSacy, Chrestomathie arabe^i. ii, 2» édit., p. 287.

Du Tiraz. — Un des insignes des rois et des sultans, et un des usages des dynasties souveraines, c'est que l'on mette les noms des princes, ou certains signes qu'ils ont adoptés d'une manière spéciale, dans Tétoffe même des vêtements destinés à leur usage et faits de soie^ harir, de

brocart y dibaj, ou de fihsèle^ abrisam. Cest en formant le tissa même de ces étofibs qu^on y fait entrer les figures des lettres dont ces noms se composent, tant dans la chaîne que dans la trame, soit en fils d'or, soit en fil d'nne couleur différente de celle des fils dont se compose le fond de l'étoffe^ sans or. Cela s'exécute par Thabileté des ouvriers^ qui savent d'avance où il convient d'introduire ces fils dans le tissage même de Tétofi'e. Par là^ les habits royaux se trouvent garnis d'une bordure qui porte cet insigne : c'est une sorte de décoration, soit pour le sultan, soit pour les per^ sonnages d'un rang moins élevé qui usent de ces vêtements, et aussi pour ceux à qui le sultan en fait don afin de les honorer, ou qu'il investit d'une des charges de sa cour. Avant l'islamisme, les rois de Perse faisaient mettre dans l'étofie de leurs vêtemeuts leurs propres figures el leurs portraits , ou bien certaines figures appropriées à t3et usage; mais les princes musulmans substituèrent aux figures leurs noms, auxquels on joignit d'autres mots qui étaient regardés comme de bon augure, ou des formules de louanges, et de bénédiction. Sous les deux dynasties (des Ommiades et des Abbassides) cela était considéré comme un objet des plus importants et d'un grand intérêt. Les maisons où l'on tissait ces étofibs étaient renfermées dans les palais des khalifes, et on les nommait, à raison de cela, Bôtels du tiraz : l'officier préposé à ces ateliers était appelé Yintendant du tiraz : il avait l'inspection sur les ouvriers et leurs outils, sur les tisserands qui travaillaient ces étofi'es, sur le payement de leurs gages et l'amélioration de leurs instruments; il surveillait aussi leur travail. Les princes confiaient cet emploi à quelqu'un de leurs plus inimessenriteors, particuliàrement honorés de leur confi anee.

Il en fût d6 même en Bspagaie, sous l'empire des Ommiadet et sous le gouTomement des dynasties partioulières qui leur succédèrent en Egypte, du temps des Obéidites, et dans rOrient, à la cour des souyerains persans^ leurs contempo^ rains. Lorsque l'empire fut obligé à restreindre le luxe et tous ses accessoires^ parce que ses États étaient plusbornés^ et que les souverainetés se furent multipliées^ cet office tomba en désuétude chez la plupart des dynasties et on ne le conféra plus à personne. Lorsque les Mowahhides (ou Àlmohades ) succédèrent aux Ommiades, dans leMaghreb, au commen* cernent du vi« siècle de Thégire, ils n'adoptèrent point non plus cette institution dans les premiers temps de leur dynastie^ parce que, comme ils affectaient de suivre dans toute leur conduite les exemples de piété et de simplicité que leur avait donnés leur chef Mohammed, fils de Tomrout, le Mahdi, ils se faisaient un scrupule d'employer dans leurs habits la soie et l'or. L'office d'intendant du tiraz fut donc inconnu à leur cour. Cependant ^ dans les derniers temps de cette dynastie, leurs descendants adoptèrent quelque chose de cet usage ; mais il n'eut pas le même éclat qu'il avait autrefois. De notre temps, nous avons vu dans le Maghreb^ chez la dynastie des Mérinites^ à cause de sa magnificence et de sa grandeur^ quelques traces de cet usage qu'elle avait empruntées d'Ebn-Alahmar d'Espagne^ son contemporain, et celui-ci avait imité en cela les rois des dynasties particulières et avait conservé seule-r ment quelques vestiges de Tancien usage. Pour les dynasties turques de nos jours, en Egypte et en Syrie, Fusage du tiraz y est très en vogue, en raison de retendue de leurs Ëtats et du haut degré de civilisatipn de leurs pays. Toutefois, les étoffes ne se fabriquent point dans les pa-

lais de ces princes, et ils n'ont point à leur cour d'officiers chargés de cette partie de leur service. Ce qui leur est nécessaire en ce genre se tisse chez les ouvriers qui exercent cette profession, en soie et en or fin. On appelle ce tissu Zerkeschy d'un nom emprunté de la langue persane; on y trace les noms du sultan ou de l'émir : les ouvriers fabri* quent cela comme toutes les autres choses destinées à Tusage de la cour. C'est Dieu qui règle d'avance la succession du jour et de la nuit, il est le plus excellent des héritiers : il n'y a point d'autre Dieu que lui.

C, note % page 255.

Historia monasterii S. FlorentU SaJmusiensis, apud Martenne et Durand, ampHssima collectio^ lome V, p. 1406.

« Sub tempore patris hujus Roberti (onzième siècle) » ciaustralis fabrica mira lapidum sculptura cum versuum »judiciis ac picturarum splendoribus est poUita. Ipse » enim praBfatus pater multitudinem copiosam ornatuum » inauditorum diligens exquisitoràdquisivit, videlicet mag- » norum ex lana dossalium, cortinarum, fasterdium, ta- » petum, bancolium cœterorumque ornatuum variisimagi- » nibus insculptorum. Nempe duas mirificœ qualitatis et » quantitatis componi fecit aulsBas^quas trapezitœ conduc- » tive pretiosa seta elephanteas imagines venuste contif> nentes consuerunt. Binos etiam ex lana dossales texi » praecepit, quorum unus dum texeretur, memorato abbato » in Franciam profecto, cum frater cellarius mixtum so- » litum trapezitis vetuisset; en, inquiunt, in absentia

» boni domini nostri^pusnan deserefflus, sed iit vos nobis 1» ita et nos vobis opus universum faciemus, quod usque » hodie universum aspîcitur : item clarissima leonum v specié multsB longitudinis sed et latitudine competenti^ » sanguineos gestantes campos alios fecerunt> in quibus margo erat candidus, bestise vel aves rubrae. Gujus in opère » exemplum bujus patris circa compositum^ usque ad tem- » pus abbatis Willelmi cunctis clarius palliis mansit no- )) biscum. Nam in praecelsis solemnitatibus abbas elepban- » tinis vestibus^ alios priorum leoninis induebatur. Sed et I» alterum pallium detulit rotatum validum et magnum, quod ad maceriam cum cœteris tenditur. Ternas quoque » inter quasdam alias auro late circumtextas decoravit ab- » bas^ stolamque ac manipulumeodem ornatu composuit^ d in quibus pendentes ad praecinctorium palmulelsB tintin- » nabulis organizabant argenteis. Oasulam quoque purpu- » ream religiosus Robertus, rex Francorum dédit, et uxor » ejus Gonstantia regina albam levitae circa collum et bu- )> meros aureis iigaturis intertextam. Duo jaspidisaibi zonis » aureis aliigali habita sunt dolmatica, quorum celebrius » ex semetipso sunt, maniese sinistraB fimbrisB plectro cer- » nuntur retortae, recordationem prœlendentes, contra » mundi principem, dominicorum praBceptorum. Duo D etiam praBcipua tapetia a transmarinispartibus a quadam » regina sunt directa. Yerum quot et quantis ornamen- B torum copiis pradicti patris instantia sacer ilie locus T> refulget, non est nostra facultatis evolvere. » On lit plus loin, p. i 430, à propos d'un autre abbé : (x Fecit hic venerabilis pater dorsalia duo egregia qua » praecipuis solemnitatibus extenduntur in choro in quon rum altero 24 seniores cum cytharis ^ phialis depin-

» ^untur. In reliqùo Apocalypsis Joannis opère est » d6scripta eleganti. Fecit insuper quosdam mirsd pulcbri- » tudinis pannos, sagittariis ^et leonibuset cateris quibos- » dam animantibus figurâtes, qui in navi ecclesia festis » solemnibus appenduntur. v

Ces renseignements sont précieux à plus d'un titre. Ils viennent à l'appui de ce que* nous avons dit des présents offerts aux églises par les abbés et par les seigneurs; et du tra* vail dans les monastères^ travail auquel prenaient part les ouvriers du dehors, les trapezitœ ; et de l'emploi de la laine dans ces tissus, véritables tapisseries ; et de la reproduction des dessins qu'on voyait sur les étoffes orientales, ici les animaux, là les personnages, ailleurs les cercles. Nous n'insistons pas sur les autres détails que ces chroniques si intéressantes renferment.

Nous devons cependant faire remarquer le sens que nous semble avoir ici le mot trapezitœ, lequel veut dire en réalité changeurs, banquiers, comme l'observe Muratori, An^ tiguitates italicŒy dissertatto XYI, col. 887. li est probable que les juifs, tout en faisant le commerce, soit des produits de l'Orient, soit des matières monétaires, accaparaient aussi l'industrie textile, afin d'éviter toute concurrence.

Dans le tome X du Recueil des historiens de France^ p. 484, est citée une lettre de Guillaume d'Aquitaine, écrite en 4025, à Léon évéque de Yerceil, où nous trouvons la preuve qu'en dehors des abbayes on travaillait aussi à la fabrication des tapis dans l'Aquitaine : « Tapetum tibi pos^ » sem mittere nisi fuissent oblitus quantœ longitudinis et n latitudinis tapetum jamdudumrequisisti. Remémora ergo^ » precor, quam longum et latum esse velis^ et mittetur tibi^ » si invenire pot$ro, Sin autem, jubebo tibi fieri quale

» volueris si consuetudo fuerit illùd texendi apud nos' y> trates, »

D, note % page tTO.

a Karolus gratia Dei rex Francorum et Langobardorum et PatriciusRemanorum virovenerandoetfratri carissimo» OffaB» régi Merciorum^ salutem. Primo gratias omnipotenti Deo agimus de catholicse fidei sinceritate quam in vestris laudàbiliter paginisreperimus exaratam. De peregrinis vero qui pro amore Dei et salute anîmarum suarum beatosum apostolorum limina desiderant adiré, cum pace sine omni perturbatione vadant. Sed si aliqui non religioni servientes^ sed lucrum sectantes^ inter eos invenianlur^ locis opportunis statuta solvant teloaea. Negotiatores quoque volumus ut ex mandatû nostro patrocinium babeant in regno nostro légitime, et si aliquo loco injusta afOigantur oppressione^ reclament^e ad nos vel nostros judices, et plenam jubébimus justitiam fieri. Cognoscat quoque dilectio vestra quod aliquam benignitatem de dalmaticis nostris vel palliis ad singulas sedesepiscopales regni vestri vel Ëtbelfredi direximus in eleemosynam domni apostolici Hadriani, deprecantes ut pro eo intercedi jubeatis, nullam habentes dubitationem beatam illius animam in requie esse^ sed ut fidem et dilectionem ostendamus in amicum nostrum carissimum, sed et de thesauro humanarum rerum, quem Dominus Jésus nobis gratuita pietate concessit, aliquid per metropolitanas civitates direximus> vestrsB quoque dilectioni unum baltbeum et unum gladium Huniscum et duo, pallia serica. Baluz, Capitul. tom. \^p, 27i^

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^«t aox ennrjtts.

» T0U8 ceux qui arriveront ici seront obligés de des- » cendre et de rester à Saint-Mamai, jusqu'à ce que les » Tzars aient envoyé leurs officiers pour prendre leurs » noms. Alors les ambassadeurs recevront les vivres né- » cessaires et les négociants ce qu'on leur accorde par » mois. Ceux de la ville de Kief en premier lieu^ ensuite » ceux de Zernikof, de Périjaslaw et ainsi des autres. Quand A ils viendront dans la ville, ils entreront par une seule » porte qui leur sera assignée; ils n'auront point d'armes, » n'excéderont pas le nombre de cinquante et seront con-* » duits par un officier du Tzar. Après qu'ils auront achevé » leurs afi*aires et traité de leur commerce, ils sortiront » de la même manière qu'ils y seront entrés^ et l'officier du » Tzar les garantira de toute insulte. Mais si quelqu'un » des Russes ou des Grecs commet une injustice, il sera » obligé de réparer le dommage qu'il aura causé : de plus B les Russes en entrant dans la ville n'y feront aucun dé- » sordre ; ils ne pourront acheter des étoffes dont le prix » soit au-dessus de cinquante solotniks, et, afin de prévenir » tout abus à cet égard, ils devront montrer toutes les étoflès » achetées à l'officier du Tzar qui les cachèlera et les leur » remettra ensuite. Les Tzars s'obligent de donner aux » Russes, quand ils retourneront dans leur pays, tout ce » qu'il leur faudra pour leur subsistance en chemin, ainsi » que tout ce dont ils auront besoin pour leurs vaisseaux, » comme il a été déjà convenu ; et après qu'ils auront reçu » tout ce qui leur sera nécessaire, ils retourneront dans » leur pays. Bien entendu qu'ils n'hiverneront pas dans » les environs de Saint--Mamai. »

On voit que la crainte inspirée par les Russes aux Grecs devenait la base de toutes les négociations» C'est ainsi que

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