‹ Histoire de la télégraphieChapitre 29 sur 38 · VAR LL RAR · texte numérisé non relu

VAR LL RAR

L'orçanisarion des stations estunedes opérations les plus importantes pour l’établissement d’une longue ligne télégraphique. Un seul bomme négligent ou malveillant en peut tenir deux cents dans l’inaction, et paralyser le travail de la ligne entière. Il a fallu, pour stimuler la négligence des employés , leur faire des retenues sur la modique somme qui leur étoit accordée par jour. Ces retenues sont exactement opérées pour une minute ou deux de retard; et l’on a été forcé de les renvoyer pour quelques minutes d'inattention, et de prendre des mesures pour être informé exac-

tement, et avec la rapidité de l'éclair, de toutes les fautes qui arrivent à chaque poste. Mais, quelle que soit la surveillance observée par les chefs, 1l seroit difficile de lever les entraves qui proviendroient de mauvaise volonté : les obstacles causés par les brumes et par les ondulations, sont souvent accidentels et ne sont ni prévus ni permanents; de sorte qu’un stationnaire pourroit souvent donner pour excuse l'impossibilité de voir ses postes correspondants, d'autant mieux que ces postes peuvent le distinguer quelquefois, sans qu'il puisse les apercevoir. Comment prouver alors à un employé que l’empêchement qu'il a signalé étoit supposé par lui ? Il seroit nécessaire , dans pareille circonstance, de tenir un inspecteur dans chaquestation : mais qui pourroit répondre de la bonne foi et de la bonne volonté de ces inspecteurs eux-mêmes ? Il n’y a que la plus grande crainte et la plus grande rigueur qui puisse contenir les malveillants de cette espèce. On a fait enfermer quelquefois pendant quelques jours, pour répandre la terreur parmi eux, des stationnaires

NOTES. 233 négligents , comme s’ils s’étoient rendus coupables de manœuvres nuisibles à la sûreté de l'État , en interrompant leur service. Mais la manière la plus efficace pour remédier, autant qu'il est possible, à cet inconvénient qui peut naître de la malveillance, est de laisser les inférieurs dans la dépendance absolue des chefs qui doivent seuls les choisir ou les congédier.

- Aussi toutes les autorités dont l'administration télégraphique a dépendu , lui ont-elles laissé un pouvoir absolu en ce genre, quelque tendence que les autorités aient à en empiéter ; et si en effet un agent télégraphique étoit nommé dans les bureaux ministériels, et soutenu par ses protecteurs, il pourroit mettre tous les supérieurs dans sa dépendance.

Que seroit-ce s'il y avoit plusieurs personnes de mauvaise volonté, dispersées sur une ligne ?

On a choisi, autant qu’il a été possible, les stationnaires télégraphiques parmi les hommes simples et sans intrigue , pour qui une solde de vingt-cinq sous par jour étoit suffi-

sante et ne laissoit rien à désirer, et qui, par leurs mœurs et leur caractère, étoient aussi impassihles que la machine qu'ils faisoient agir.

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« AUJOURD'HUI 2 mars 1791, sur les onze heures da matin, nous soussignés officiers municipaux de Parcé, district de Sablé, département de la Sarthe, accompagnés de MM. François Delauney de Fresney , Julien Delauney de La Motte, Léon Delauney, Prosper Delauney, René Taillay, Jean- André Tellot, notaire royal et électeur du département de la Mayenne, tous demeurant à Laval; Étienne Eutrope Brossard, notaire royal à Avoise; Jean-Baptiste-Joseph Gillier de la Cheverollais ; curé de Saint-Pierre de Parcé. os toit

« Sur Pinvitation qui nous a été faite par

| NOTES, 235 M. Claude Chappe ) NOUS nous sommes transportés à la maison de M. Ambroise Perrotin, située audit bourg de Parcé, à l'effet de constater le résultat d’une découverte ayant pour objet de se communiquer et se correspondre dans l’espace de temps le plus rapproché.

« D'abord nous sommes montés avec ledit sieur Claude Chappe dans une des chambres de ladite maison, où nous avons trouvé un pendule et un télescope dirigé du côté de Brulon, distant de Parcé de quatre lieues. De suite ledit sieur Claude Chappe fixant Brulon avec son télescope, nous a annoncé que, bien encore que le temps fût pluvieux, son eorrespondant à Brulon alloit néanmoins commencer à procéder à la transmission de ce qui alloit lui être dicté par MM. les officiers municipaux dudit lieu; et continuant d’avoir l'œil attaché au télescope, il a successivement, et dans l’espace de quatre minutes, dicté au sieur Pierre François Chappe, son frère, plusieurs caractères , à nous inconnus. Version faite desdits caractères, il en est résulté la

phrase suivante : « Si vous réussissez vous serez bientôt couvert de-gloire. »

Fait et arrété à Parcé, en la maison dudit sieur Perrotin , avant l'heure de midi, dits jour et an.

Suivent les signatures :

« LeslAyE, officier municipal ; Porrier, procureur de la commune ; François DELAUNEY DE FResney ; J. Derauney DE La Morte ; DeLaunery, consul à Oran; ProsPer Dezauney; FourEILLE, officier municipal ; Tarrray; Terror; Bros- SARD ; GILLIER, curé; François Cxarre; CLAUDE Cuarre, abbé. »

« Et lesdits jour et an, retournés sur les trois heures de l'après midi en la maison dudit sieur Perrotin avec les mêmes témoins, et en leur présence, M. Claude Chappe a réitéré son expérience, et après les divers procédés consignés au procès-verbal de ce matin, lesquels ont été effectués dans six minutes vingt secondes, il nous a dit que la phrase transmise de Brulon étoit celle-ci : L’Æssemblée nationale récompensera les expériences utiles au public. Laquelle phrase seroit constatée par

NOTES. 237 le procès-verbal dressé au même moment par MM. les officiers municipaux de Brulon.

Fait et arrêté à Parcé, sur les quatre heures de l'après-midi, en la maison dudit Perrotin, lesdits jour et an; et ont lesdits témoins signé avec nous.

Suivent les signatures :

« Lesraye, officier municipal; Porrter, procureur de la commune; FoureiLze, officier municipal ; François DeLauney DE FREsNey; Derauney DE La Morre; Derauney, consul à Oran ; Tarrray; Gien, curé de Saint-Parcé; Prosper Derauney ; L'ecLor ; Brossarp; François Cuarre ; CLauDe Carre, abbé. »

« Le lendemain, 3 mars 1791 , nous soussignés officiers municipaux au bourg chef-lieu de canton à Parcé, en présence de MM. Julien Delauney de La Motte; Léon Delauney, consul de France à Oran; Prosper Delauney; René Taillay , négociant demeurant à Laval ; Étienne Eutrope Brossard, notaire royal; Pierre Brossier, maître en chirurgie, demeurant à Avoise ; certifions que nous étant trans-

« Aussitôt ledit sieur René Chappe, après nous avoir fait remarquer que le temps étoit pluvieux, et que l'atmosphère étoit obscurcie par un léger brouillard, a recueilli ladite

phrase, et ayant procédé à sa transmission par divers mouvements du tableau, ce qui a duré l'espace de quatre minutes, il nous a dit que la susdite phrase étoit actuellement parvenue à Parcé ; que le rapprochement du procès-verbal, dressé par les officiers municipaux dudit lieu, en feroit foi.

Fait et arrêté à Brulon, au susdit château, l’heure de midi, lesdits jour et an que dessus.

Approuvé le mot Chenou en interligne, médecin; un mot rayé nul.

Suivent les signatures :

« Cgenou, Lemore, Tant, Tison, maire; AVENANT, vicaire; AUDRUGER MAisoNNEUvE.

« Et le mème jour, sur les trois heures après midi, nous nous sommes transportés, accompagnés des témoins dénommés au procès-verbal de ce matin, au susdit château ; montés à la terrasse du susdit château, le

NOTES. 241 sieur René Chappe nous a prié de lui dicter ce “qu'il nous plairoit, pour quil püt le transmettre à son frère, à Parcé. Après lui avoir dicté la phrase ci-après : « L'assemblée nationale récompensera les expériences utiles au public; » il a procédé à divers mouvements du tableau pendant l’espace de six minutes et quelques secondes, et nous a dit que notre phrase étoit actuellement parvenue à Parcé.

Fait et arrêté à Brulon , au château dudit lieu,

sur les quatre heures après midi, lesdits jour et an que dessus.

Suivent les signatures :

« Lemore; Cuenou; Tison, maire; Tanr; AVENANT , vicaire ; AUDRUGER MAISONNEUVE.

« Le lendemain 3 mars 179r, sur les dix :

heures et demie du matin, nous officiers municipaux de Brulon, rendus à la terrasse du château de Brulon , avons donné , en présence de MM. Avenant, vicaire, et Audruger de La Maisonneuve, praticien , à transmettre au sieur Claude Chappe, à Parcé, plusieurs

242 NOTES, phrases très intelligibles, composées de vinetcinq mots.

« Le sieur René Chappe a effectué diverses manipulations, ce qui a duré environ dix minutes, et nous a dit que k transmission des phrases que nous venions de lui dicter étoit faite; que le procès-verbal dressé au même moment par les officiers muaicipaux de Parcé la constateroit.

Fait et arrêté au château dudit Brulon, lesdits jour et an que dessus.

Suivent les signatures :

« Cuenou; Lemore ; ‘Eison, maire; "Panr; AvEnaAnT, vicaire ; AUDRUGER MalsONNEUvE. »

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: Je joins 1cr la note de quelques unes des re-

cherches que M. Endelerantz, membre dé l’Acadermié de Suède ; x faites sur KR visibilité des corps opaques; ce savant est celui qui, depuis l'invention du télésraphe Chappé, a le mieux étudié quelles sont les formes, les couleurs et les distances qui conviennent le plus aux télégraphes.

« Pour rendre, autant que cela se peut, dit M. Endelerantz, la faculte de voir les volets (voyants de son télégraphe ) indépendante:

de la situation du soleil et du défaut de transparente de l'air, j'ai trouvé qu'il étoitfort avantageux de leur donner une couleur noire et mate; la principale utilité qu’on en retire, c'est que l'évidence du télégraphe, qui dépend de la différence de la couleur et celle du champ sur lequel il est vu, est alors aussi grande qu'il est possible.

« S'il s’agit d'apercevoir clairement, ou, ce qui est la même chose, de distinguer le contour d'un objet de ceux qui l’entourent, ces derniers doivent, autant que possible, être différents du premier, tant pour la couleur que pour l'éclat ; lorsque la couleur qui réfiléchit le plus de rayons de lumière est placée près de celle qui en réfléchit le moins, la différence entre elles et la clarté du contour est alors la plus grande. La couleur blanche est celle qui réfléchit plus de lumière; et la couleur noire celle qui en réfléchit le moins. Par conséquent, ce sont les objets blancs, sur un fond noir, qui doivent s’apercevoir le plus distinctement. Un tableau , peint en blanc, placé derrière des volets noirs, seroit donc plus favorable, si je n’avois trouvé plus à pro- __ pos, par plusieurs raisons, d'employer en place d’un fond blanc , le ciel lui-même, ou le fond bleu de l'atmosphère ; 1l est très vrai que la clarté d'un objet très blanc, telle qu’une: main de papier placée en face du soleil, est plus du double de la moyenne. clarté .de l’air.

« Mais, 1°. la clarté de l’objet diminue quand

on change l’angle d'incidence des rayons.

« 2°. La clarté de l’air près l'horizon, direc-

tion sous laquelle les télégraphes doivent ètre vus, est beaucoup plus grande.

« 3°. Le rapport précédent diminue encore plus dans les jours nébuleux, qui sont très fréquents, et alors la clarté de l’air est souvent plus grande que celle du papier.

« 4°. Près de l'horizon, l'air est clair avant le lever et après le coucher du soleil, et cependant la couleur des objets opaques ne se distingue que foiblement près de terre.

« 5°. Les brouillards étant les obstacles les plus communs à l'usage du télégraphe, se trouvent , à la surface de la terre, plus épais qu'ailleurs, et moins éclairés que dans les régions supérieures , lesquelles sont plus pé: nétrées par la lumière, de sorte que des objets obscurs , placés dans ces régions, et par conséquent au- dessus de l'horizon, y sont plus visibles que s’ils étoient au-dessous de lui. |

« Toutes ces considérations réunies m'ont engagé à élever le télégraphe au-dessus de l'ho-

rizon , et à donner en mêmé temps aux volets (voyants du télégraphe ) la couleur la plus mate possible. Ce qu'on peut faire de mieux pour y parvenir, est de les couvrir de drap noir.

« C’est une vérité physique, que plus de lumière reud pn objet plus visible; mais quand il s'agit de distinguer clairement plusieurs objets, ou les parties d'un objet, ce n’est plus la même chose ; alors (abstraction faite des difiérences de couleur) le contraste ou les impressions négatives de lumiere, comparées aux impulsions positives, sont ce qui contribue le plus à rendre les abjets visibles. S tous les corps étoient blancs, et éclairés aussi fortement les uns qe les autres, on ne verroit rien.

« Lambert a analysé plusieurs couleurs, dans le dessein d'éprouvet leur clarté spécifique. La table suivante montre le résultat de ses expériences.

« La quantité de lumière qui tombe

NOTES. 247 Du grand papier frotté avec du blanc d'Espagne. . . . . . .. = 0,4230.

Une feuille du papier | le plus

. blanc. . . .......... = 0,4102.

Une feuille sur un fond noir: . . . —0,1138.

Du papier frotté de miniuin. . . — 0,2932.

Frotté avec du vert-de-gris. . . . — 0,1140.

« Quoique selon les principes d'optique la couleur blanche soit celle qui réfléchit le plus de lumière, cependant il arrive, par le concours de certaines circonstances , qué d’autrès couléurs, comme le rouge et l'aurore, font une impression plus vive sur les yeux, et, malgré qu’elles soient moins éclatantes que - Je blanc, se distinguënt cependant plus vite. Si les rayons du soleil, lorsqu'il est à 60 degrés de hauteur, tombent perpendiculairement sur un papier frotté de céruse, la moyehne clarté de l'air est à celle du papier = 1: 2,538 — 2 : 5. La quantité de lumière incidente diminue comme le sinus de l'angle d'incidence; mais la clarté de l’objet, ou la quantité de lumière réfléchie diminue dans

une proportion plus grande. D'après les expériences de Bouguer, on sait que la clarté d'un papier blanc placé sous 45 degrés d’inclinaison, par rapport à la direction des rayons lumineux, est moitié de celle qu’il auroit sous 90° ; et qu'a 30 elle en est le tiers. Dans ce cas , la clarté est dans la proportion des angles d'incidence : mais cette loi n’est pas la même pour toutes les inclinaisons.

« On n'a pas encore été d'accord du plus petit angle sous lequel les objets pourroiïent encore être sensibles à la vue : la différence d'opinions provient peut-être de quelques notions fausses, ou au moins incomplètes.

« 1°. Îl n’est pas exact de mesurer lagrandeur absolue de la surface d’un objet d’après un angle visuel, qui n'en exprime qu'un diamètre, ou une des dimensions : cette grandeur dépend plutôt de la valeur de la surface, qui, lorsqu'il ne s'agit que d’un cercle, ne peut être déterminée sans le secours de plusieurs dimensions , et ainsi de plusieurs angles visuels. |

« 2°. Par la même raison, il est faux qu'un

objet devienne visible, lorsqu'il est considéré sous un angle visuel suffisamment ouvert ; car l’une des dimensions de cet objet, celle de la largeur, par exemple, ést si petite, que l'angle visuel qui devoit la mesurer ne soit pas sensible; alors il reste invisible, quelque accroissement qu'ait recu le rayon visuel de sa longueur. | |

« 3°. La grandeur. absolue, ou la valeur de la surface , ne suffit pas pour rendre un objet visible ; il faut une certaine intensité de lumière; et l'impression qu’en éprouvent les nerfs optiques, dont une certaine force est nécessaire pour rendre un objet visible, pourroit peut - être mieux se mesurer en multipliant les rayons lumineux et leur intensité par la valeur de la surface.

.… « Quant à ce qui regarde la grandeur apparente d’un objet , elle peut, abstraction faite de la surface déterminée par les angles visuels. de ses dimensions; elle peut, dis-je, dépendre de beaucoup de circonstances, telles que la bonté des yeux, la sensibilité de leurs fibres , l'habitude de juger les distances, la

prévention, ett., choses qui ne peuvent être soumises à un calcul mathématique, de sorte que l'évaluation à priori de cette grandeur apparente est fort difficile.

« On se trompe, si l’on croit que la distance à laquelle on peut voir distinctement avec les télescopes , est dans la même proportion que leur faculté de grossir les objets et de les rendre sensibles : avec un télescope qui grossit, par exemple, douze cents fois, on devroit pouvoir lire une écriture douze cents fois plus loin qu'avec les yeux seulement. Cependant il s'en faut beaucoup que cela soit possible : le grand télescope de Short, qui, avec celui d'Herschell , a été un des meilleurs : connus, grossit douze cents fois, mais ne permet de lire une écriture qu à une distance deux cents fois plus grande que celle où on liroit avec les yeux. On doit donc, pour trouver le véritable effet du télescope, relativement à la clarté des petits objets opaques, diviser par six la faculté qu'il a de les grossir.

« Une différence de - ou = dans la lumière des corps opaques est sensible à la vue.

« Si nous admettons avec Courtivron que le plus petit angle visuel pôssible est, pour des objets opaques, d'environ quarante secondes de diamètre, un objet doit, pour être visible, avoir à peu près — de la distance.

Ainsi un objet de deux pieds de diamètre ne serait aperçu qu’à une distance de dix mille quatre cents pieds suédois, environ quatorse cent vingt-quatre taises ; de sorte qu'il faudroit, pour voir avec les yeux à un mille de distances, un ahjet d'environ cent vingt pieds de hauteur sur cent quatre-vingts de largeur. « Boekmann, professeur à Carlsruhe, dit, dans son Essai sur les télégraphes : « L’optique nous apprend que nous ne pouvons bien distinguer un objet qu'autant que l'angle visuel n'est pas moindre de :, ou la moitié d'une minute; nous pouvons également embrasser un objet dans son ensemble, si la distance est cinq mille fois plus considérable que sa hauteur, c'est-à-dire si la hauteur est — de la distance; mais, comme dans la pratique il seroit encore difficile de reconnoître un objet d’après cette proportion, il est bon

d’en adopter une autre ; l'expérience m'a appris que k grandeur des signes doit être telle qu’elle forme dans l'œil un angle d'au moins vingt à vingt-quatre minutes : or la force des lunettes doit aussi entrer en ligne de compte. Supposez qu'un objet distant de dix mille pieds soit vu avec une lunette qui grossit quarante fois, il paroîtra n'être éloigné que de deux cent cinquante pieds. N'oublions pas non plus que la clarté des objets est en raison inverse de l'agrandissement des images, et que, du moins pour la contemplation des objets terrestres, 1l faut ; dans le choix des télescopes, avoir égard à la perspective. »

RAABLOS SARL /8 LR LR A/R Q/R A/R OR

Pour le télégraphe anglois de 1810.

Sr toutes les positions de ces trois volets pouvoient être vues distinctement, elles fourniroient 342 signaux, savoir :

Pour chaque volet en action, agissant seul,

N° r..... se... ss 6 N2................ 6/ 18 "N°3 ........ ss ‘6 Les trois volets agissant deux à deux produiront trois combinaisons différentes, qui donnent chacune trente-six signaux, comme il suit :

Les volets n°ret2. ........ 36 Les volets n° r et 3. ........ 36108 ‘ Les volets n° 2 et 3. . ... .... 36 Les trois volets agissant ensemble fourniront donc deux cent seize SIgNAUX ; Chose... 216

LAVE VIP VE VALERIE D VAR Re

A l'article du télégraphe anglois, page 173.

L'amsassaDeur d'Angleterre fit demander en 1810, au Gouvernement françois, un modèle de télégraphe dont on fait usage en France :

l'administration télégraphique lui en fit remettre un sur-le-champ, mais'il ne fut accompagné d'aucune instruction; et quoiqu’en Angleterre on soit aussi en état que dans quelque pays que ce soit de bien entendre les choses de cette espèce, cé modèle servira: péu aux Anglois,-s'ils veulent établir une longue ligne télégraphique. Ils auront bien la machine, mais il faut, pour la placer dans des positions. convenables pour l'application des signes , et les moyens. de: transmission: sur une ligne coupée de beaucoup de stations, des données que l'expérience séule peut fäire connoître, et cette expérience ne se trouve encore qu’en France.

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T'élégraphe du Caire.

Le vice-roi, qui désiroit être informé par la voie la plus prompte des arrivages et des nouvelles importantes, donna la commission à M. Abro d'établir une ligne télégraphique . d'Alexandrie au Caire. Aussitôt on fit venir de France des. modèles, des Runettes., et autres instruments nécessaires. M. Abro ,; aecompagné de M. Coste, mgénieur du prinee, alla faire la reconnoissance des lieux où devoient être placées les:tours, qui furent construites dans un court. délm. On travailla aussitôt à confectionner toutes les machines; on s’occupa de former dbs. éleves. à. la marche des signaux : dans peu de: temps: l'Éeypte verra, sous une autre-forme, dès messagers aussr rupides que ceux quialloient d'Alep.ä Bagdad.

La ligne télégraphique est mamienant établie; les signaux se-font: aveu: préeïsion : on

reçoit à Alexandrie les nouvelles du Caire en quarante minutes , et celles d'Alexandrie parviennent au Caire dans le même espace de temps.

Il y a dix-sept stations, non compris celles des deux points de départ et d'arrivée.

La première est à la citadelle du Caire; La seconde, au fort de Bouläq; La troisième , à Abou-el-Gheyt; La quatrième, à Ziffet-Chalakan :

La cinquième, à Faraounyeb ; La sixième, à Serou:; :

La septième, à Ménouf; La huitième, à Rader; La neuvième, à Bechtâmy ;

. La dixième, à Zaouyat-el-Bahr ; La onzième, à Bybân ; La douième, à Gizayr-Yosa ; La treizième, à Telbäny ; La quatorzième, à Damanhour ; La quinzième, à Karaouy; La seizième , à Birket-Gheytäs; La dix-septième, à Leryoun ;

NOTES. 257 La dix-huitième, à Beydah; La dix-neuvième, à Alexandrie.

(Histoire de l'Egypte, sous le gouvernement de Mohamed Aly, par Félix Maugin; 2° vol., p. 241, 242.)

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LAVAL LR AAMANR ARLES

Nous avons souvent fait observer que les pavillons et les drapeaux sont un mauvais moyen pour correspondre télégraphiquement : le général de l’armée françoise qui commandoit à Vienne en 1809 nous en a donné un exemple frappant. Les officiers de son état-major s’imaginèrent qu'ils pourroient, pour communiquer promptement de Vienne à Strasbourg, remplir l’espace qui se trouve entre ces deux villes avec des pavillons. Ils voulurent mettre à exécution cette entreprise sans faire d’expériences; et avec cette suffisance qui ne doute de rien, ils choisirent les stations, y placèrent

des pavillons , et des hommes répandirent des instructions imprimées , se concertèrent avec le directeur du télégraphe à Strasbourg » et avec le général de division qui y commandoit, pour qu'ils recussent les signaux qui devoient passer par cette ligne télégraphique; mais ils ne purent en faire parvenir un seul qui fût intelligible. |

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