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dits aussi bas que lorsqu'on parle en secret à l'oreille , étoient recus et appréciés.
« Des coups de pistolet, tirés à l’une
« des deux extrémités, occasionnoïent « à l’autre une explosion considérable ;
« l'air étoit chassé du tuyau avec assez de « force pour jeter, à plus d’un demi- « mètre , des corps légers, et pour étein- « dre des lumières, quoiqu'il y eût 950 « mêtres d’où partoit le coup. »
On ne voit rien, dans la théorie mathématique du mouvement de l'air, qui indique que le son doive s’affoiblir dans des tuyaux cylindriques ; il est donc probable que, si l'on continuoit ces expériences avec soin, on obtiendroit des résultats curieux et utiles. Peut.être trouveroit - on le moyen de faire un télégraphe, ou plutôt un télélogue , dont la correspondance ne seroit pas entravée par les variations de l'atmosphère.
On ne sait pas encore jusqu'où peut s'étendre l'expansion du son, l'influence que la répercussion et les milieux qu’il traverse peuvent avoir sur son intensité.
Franklin assure avoir entendu, à la distance d’un mille et demi sous l'eau , le son de deux pierres qu’on avoit fait choquer l’une contre l'autre au fond d’une
DE LA TÉLÉGRAPHIE. 75 rivière, et que le son ne paroissoit pas affoibli par l’éloignement , comme celui qui vient par l'air. (*)
Des globes de feu, formés par des météores élevés à trente milles d'élévation, produisent, en éclatant à cette hauteur, un bruit que l'on entend sur la terre à soixante - dix milles à la ronde (**). Le traducteur de Franklin ajoute qu’il a entendu à Paris des coups de canon tirés à Lille,
On lit dans la Géographie générale de Varenius (Liv. 1°, p.41), qu'il gravit, en 1615, une montagne à la hauteur d’un mille d Allemagne. Il y tira un coup de pistolet qui d'abord ne se fit presque pas entendre; mais le bruit augmenta successivement, et parvint à remplir les vallons et les bois qui se trouvoient au-dessous de l'endroit où le coup avoit été tiré.
nement
(*) Œuvres de Franklin, traduction de Dubourg,