LIVRE XXVI
il avait été censuré par le Conseil général de la Commune Le 2 février, il donna sa démission, molivée sur le mauvais état de sa santé. Les sections furent convoquées pour le 11, afin de lui choisir un successeur. Les Jacobins jugèrent que celui qui avait été un détestable ministre de la guerre ferait un excellent maire de Paris; ils proposèrent Pache aux suffrages des électeurs.
Aucun concurrent sérieux ne s'avisa de braver les anathèmes que les frères et amis étaient prêts à lancer contre l'audacieux qui aurait essayé de contrecarrer leurs projets. Pache fut élu par 11,881 voix, c'est-àdire par le quinzième à peu près des électeurs ayant droit de voter.
Le résultat du scrutin fut proclamé le 14, à neuf heures du soir. Une heure après, Pache se présentait au Conseil général de la Commune et se faisait installer au fauteuil de la présidence.
Les Jacobins étaient vengés, leur protégé était remis sur un nouveau piédestal d'où il pouvait contempler avec dédain rabaissement définitif et sans retour de son ancien protecteur Roland.
Le Comité de sûreté générale nommé sous l'influence de la Montagne s'était tout de suite mis à l-œuvre, et n'avait pas tardé à manifester les tendances dont ses membres étaient animés.