‹ Histoire de la terreur, 1792-1794Chapitre 13 sur 226 · Voir t. V, p · texte numérisé non relu

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ii HISTOIRE DE LA TERREUR.

La Convention avait, sur la demande de Bréard, chargé son Comité de législation de trouver le moyen de concilier le renouvellement des fameuses visites domiciliaires avec le respect dû à la propriété et à la sûreté individuelle. La tâche était, il parait, trop difficile, et le Comité de législation avait répondu par une prétérition habile à la mission qu'on lui avait confiée; mais Basire et ses amis, remis triompha lemea-t en possession du pouvoir discrétionnaire qu'ils avaient si longtemps exercé, n'étaient pas hommes à s'embarrasser pour si peu.

. Cinq jours après leur installation , le dimanche 27 janvier, ils ordonnent une battue générale dans les dépendances du Palais-Royal, alors appelé le palais de la Révolution, et requièrent le commandant de la force armée, Santerrc, de faire investir immédiatement toute l'enceinte, « pour protéger cette opération importante de salut public. »

Cette expédition dure de huit heures du soir à quatre heures du matin et produit six mille arrestations. Mais la plupart des prisonniers sont relâchés presque immédiatement. D'un si grand déploiement de forces, le seul résultat est de montrer à la population parisienne que le régime des mesures arbitraires n'est pas encore passé, que la Commune et le nouveau Comité de sûreté générale sont disposés à renouveler les scènes des derniers jours d'août 1792, si cela peut être utile aux desseins secrets de leur politique \

1 . Prudhomme, dans les Révolutions de Paris, journal qui n'était

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