LIVRE VIL
par le œmmandant général, mais aussi par le directoire du déparlement , le maire de Paris unit par requérir Taugmentation des forces chargées de veiller à la sûreté des abords du Château et par autoriser rétablissement de deux postes de réserve, Tun dans une des grandes salles du Garde-Meuble, l'autre à l'hôtel de Toulouse (aujourd'hui la Banque de France) .
Le commandement de la iT" division militaire, par suite de la démission de M. de WittinckofT, lieutenant général, se trouvait dévolu depuis quelques jours à M. de Boissieli, maréchal de camp, et, sous ses ordres,
darmes à cheval et vingt à pied de la première division, lesquels serviront sous les ordres de M. Pinon, chef de légion.
a Le commandant général ,
a Mandat. »
a Le commandant de la première division de gendarmerie exécutera le présent ordre en se rendant le plus tôt possible au lieu indiqué.
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<r H. Fortin fera tenir trente gendarmes en armes et uniforme , au poste du palais pour se rendre à la place Vendôme, ce soir à neuf heures précises ; si ce détachement est demandé par M. le commandant général, il y sera envoyé un exprès en conséquence par M. le commandant général ou par une ordonnance de la gendarmerie à cheval de Paris. Il faudra donner le commandement du détachement à un lieutenant. a AIarchais.
c paris, le 0 août 1792.
a P. S. — Il faudra attendre l'ordre jusqu'à trois heures du matin. »
garde nationale parisienne. — ÉTAT-MAJOR GENERAL.
c Du 0 août 1792.
« Je suis prêt, monsieur le maire, à établir les deux réserves exigées par le directoire et le corps municipal. Mais je ne puis tenir au
h M. de Menou, ancien membre de l'Assemblée consti* tuante. Il n*y avait à Paris aucune troupe de ligne : ni cavalerie, ni infanterie, ni artillerie. Les Suisses, au nombre de neuf cent cinquante environ, avaient leurs ofïiciers particuliers, auxquels seuls ils obéissaient. Les officiers généraux n'avaient donc sous leurs ordres que la gendarmerie, forte de neuf cents hommes à cheval et d*uno trentaine d*hommes à pied.
Le plan de défense préparé par Mandat, tel du moins qu'il semble résulter des ordres épars donnés à divers chefs de poste, était celuiAîi : laisser la colonne des insurgés venant du faubourg Saint-Antoine s'engager sur les quais, au-delà de l'Hôtel de Ville; empêcher sa réunion avec celle du faubourg Saint-Marceau, en gardant les abords des ponts, et notamment le pont au Change et
bivounc les braves citoyens qui se dévouent au service du public; il serait donc nécessaire que vous me fissiez donner deux cor|)s de garde pour les recevoir. Je vous prie de me faire réponse à ce sujet, ciir mon empressement est d'exécuter les ordres des corps constitués.
a Le commandant général,
a Mandat. »