‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 2)Chapitre 124 sur 262 · Procès-verbal de la section des Champs-Elysées · texte numérisé non relu

Procès-verbal de la section des Champs-Elysées

3. La section du Ponceau donne à ses commissaires tous pouvoirs pour a agir de concert avec la municipalité. » Leur premier acte fut précisément de briser la municipalité.

commissaires, ils s'étaient bien gardés d'en donner le signal matériel * ; peut-être hésitaient-ils encore ou voulaient-ils simplement couvrir d*un certain voile les suprêmes préparatifs du combat. Mais, dans le centre de Paris, on résolut de brusquer les choses. Ce fut des églises comprises dans la circonscription des sections des Gravilliers, des Lombards et de Mauconseil, que partit le signal qui, au coup de minuit, retentit et gagna bientôt de proche en proche. Dans une ville immense comme Paris et dans les temps de fiévreuse agitation il y a toujours des gens

4. Notre assertion contredit toutes les idées généralement reçues sur les comroenœments de Tinsurrection du 40 août. Mais elle est appuyée sur des preuves qui nous paraissent irrécusables.

On lit, en effet :

4° Dans le procès-verbal des Quinze-Vingts : c On entend sonner le tocsin. L'assemblée, n*ayant reçu aucun ordre des commissaires réunis à la commune à cet égard, charge MM. Bouthidon et Carré d'arrêter ce terrible signal, ce qui a été effectué pour quelque temps. Mais ayant entendu battre la générale et sonner dans la ville, rassemblée n'a pu empêcher de sonner à. une heure de distance... Après la permanence déclarée, on a reçu une lettre de M. Rossignol, l'un des commissaires à la ville , invitant de retarder le tocsin jusquli ce que les commissafres de chaque section réunis aient pris la marche nécessaire aux circonstances. » — Les auteurs de V Histoire parlement taire, qui donnent à la page 407 du tome XVI l'extrait du procèsverbal des Quinze-Vingts, séance du 9 août, omettent ce passage à l'exception des cinq premiers mots. Voilà, il faut en convenir, une étrange omission.

V* Dans le procès-verbal de la section de Montreuil : « Une députation de la section des Quinze-Vingts est venue manifester à rassemblée son étonnement de l'alarme qui se propageait dans les églises du quartier et de la générale qui se battait dans les rues du faubourg Saint-Antoine, et a assuré à l'assemblée qu'elle n'avait pris aucune part à cette démarche. >

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