LIVRE VIL Î
prêts à se porter aux tours des églises pour répéter le signal tout à œup donné, souvent sans savoir d*oii il vient et sans s'inquiéter de ce qu*il signifie ^.
Au son du tocsin se mêle bientôt le bruit des tamboui^ dont les uns battent la générale et les autres le rappel ; la générale est battue pour le compte de l'émeute, le rappel pour le compte de la résistance légale ^.
Les bataillons se réunissent sans savoir ce qu'on leur veut et à quels ordres ils doivent obéir. Une fois rassemblés, ils sont harangués par leurs chefs, mais aussi par des meneurs qui prêchent insolemment la désobéissance aux ordres de l'état-major, surexcitent les rancunes et les animosités des citoyens-soldats, déjà fort divisés entre eux.
Certains bataillons se dirigent vers le Château, d'autres vers l'Hôtel de Ville ; beaucoup, par prudence ou ne sachant vers quel côté pencher, restent dans leurs quartiers ; mais naturellement, comme il n'y a ni ordre ni discipline, ils fournissent à la défense et à l'insurrection des soldats isolés'.
4 . Nous voyons : i° dans le procès-verbal de la section des Invalides, que Ton ordonna de poser une garde à l'église pour empêcher que le tocsin ne fût sonné; 2° dans celui de la section de Montreuil, qu'à deux heures et demie du matin l'église fut envahie par les émeutiers.
t. Les ordres donnés par Mandat , et plus tard par La Chesnaye , pour faire venir la garde nationale au secours du Château, arrivèrent dans tous les quartiers à peu près en même temps que les instructions données par les chefs de Tinâurrection à leurs affidés pour réunir les frères et amis au son de la générale.
3. Nous avons retrouvé une lettre qui indique parfaitement comment les choses se passèrent dans la section Bonne-Nouvelle. Cette
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sonne.
V Le commiâsaire de police.
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Ce qui se paessa dans b section Bonne-Noareile dnt se reprodoife ailleurs. Void les indications qœ nous trtNiTons dans les procès-verhaox rebtivement aux moaTements de la garde nationale dorant la noît da 9 an 40 août :
La section de Popinconrt, vers une beafe da matin, oidonne qu'on rappd sera battn, afin qne chacon se rende à son poste.
La section do Loovre arràte que toos les citoyens prendront les armes ^ veiUeront pendant la nuit à la sûreté de la ville de Paris, et qo'on demandera à la municipalité des tentes pour Êiire camper les citoyens armés sor les gazons du Lon\Te.
La section des Qoinze-Tingts ordonne ao commandant en second d'assembler le bataillon en armes et de le faire marcher où le dUmger de la pairie appelle $es défensewn.
La section 4es Iiîvalides requiert le chef de bataillon de ne pas per-