‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 2)Chapitre 126 sur 262 · LIVRE Vil · texte numérisé non relu

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révolutionnaires et du club des Jacobins, « on crie aux armes, » on frappe aux portes ^ ; dans le reste de la ville, tout est tranquille^, Ton ne voit dans les rues que des citoyens qui se rendent à leurs bataillons.

Cependant les commissaires nommés par les sections les plus zélées arrivent à la maison commune entre une heure et deux heures du matin. Ils occupent la salle qui, depuis une quinzaine de jours, avait été consacrée à recevoir les délégués pour Tadresse à l'armée, la pétition sur la déchéance et les autres objets mis à Tordre du jour par le bureau de correspondance.

A trois heures, dix-neuf sections sont censées repré-

mettre que les citoyens de la section se réunissent à ceux de l'intérieur, pour former des rassemblements sans ordre.

Dans les déclarations relatives à la conduite spéciale du bataillon des Filles-Saint-Thomas, pendant la nuit du 9 au 40 août, déclarations que nous donnons à la Gn de ce volume, note XIV, on voit que l'ordre de rappeler fut envoyé par l'état-major, entre dix et onze heures du soir. (Déclarations deTassin, commandant en premier; de Boscary, commandant en second ; de Noël Avril , sous-lieutenant ; de J.-B. Jardin, adjudant-major.)

4 • Nous puisons la plus grande partie de ces détails dans les rapports que, d'heure en heure, le secrétaire du conseil général du département, Blondel, transmettait au procureur-général-syndic, Rœderer, alors aux Tuileries. Ces rapports ont été imprimés dans la Revue rétrospective, %* série, t. I«', p. 356 et suivantes.

2. Dans la description de la nuit du 9 au 40 août, que Lucile Duplessis , femme de Camille Desmoulins , nous a laissée , on lit ce qui soit : a Personne dans la rue, tout le monde était rentré. » (Voir Tintéressante notice sur Camille Desmoulins, publiée par Edouard Fleury, 1. 1«% p. 269.)

La tranquillité de Paris est encore attestée par le rapport que J.-J. Leroux (it à rÂssemblée et que nous citons un peu plus bas.

seatées^. Huguenin, le président des Quinze-Vingts, s*empare du fauteuil ; il y a tous les droits et personne ne songe à le lui disputer. Tallien, qui avait déjà tenu la plume pour là rédaction de Tadresse demandant la dédié^nce, se trouve à point nommé pour remplir les fonctions de secrétaire.

Entre trois et sept heures, moment où les soi-disant commissaires, revêtus de prétendus mandats extraordinaires^, consommèrent définitivement l!u6urpation de tous les pouvoirs, de combien s*accrut le chiffre primitif de dix-neuf? Probablement de quatre ou cinq, au plus de huit ou neuf; car il est iQcontestable que vingt sections au moins ne furent pas représentées.

Maintenant quels étaient ces soixante-dix ou quatrevingts individus qui venaient de s'introduire subrepticement dans une des salles de THôtel de Ville?

Étaient-ce les coryphées du parti démagogique, ceux que, depuis un an, soit aux Jacobins, soit dans les sections, soit à la barre de l'Assemblée, Ton avait vus à la tête du mouvement ultra-révolutionnaire? Nullement. La section des Quinze-Vingts avait bien, il est vrai, mis les commissaires sous la sauvegarde du peuple; mais malgré cette déclaration, il pouvait y avoir quelque dan-

4 . Voir le procès-verbal de la section de FArsenal , à la fin de ce volume.

2. Un certain nombre de sections qui étaient soi-disant représentées dans cette réunion n'avaient donné à leurs commissaires des pouvoirs que pour s'informer, et non pour agir ; d'autres avaient entouré les leurs de réserves très-significatives. (Voir le Résumé général des délibérations des sections, donné à la fin de ce volume, note IX.}

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