‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 2)Chapitre 155 sur 262 · LIVRE VU · texte numérisé non relu

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cureur- syndic; Taction est inutile, la défense impossible*. »

Un membre du directoire du département, Gerdret, que connaissait personnellement la reine (il était son marchand de dentelles), mais qui, dans le directoire, avait toujours été à la tête de Topinion la plus avancée, se hasarde à appuyer la proposition de Rœderer. La reine lui impose silence par ces mots : « Laissez parler le procureur général, vous êtes le seul qui ne devez point parler ici; quand on a fait le mal, on ne doit pas avoir Tair de vouloir le réparer 2. »

Gerdret se tait et Rœderer reprend : « Sire, le temps presse, ce n'est plus une prière que nous venons vous faire, ce n'est plus un conseil que nous prenons la liberté de vous donner. . . Nous n'avons qu'un parti à prendre en ce moment, nous vous demandons la permission de vous entraîner. »

Dejoly joint ses instances à celles de Rœderer. Le roi reste silencieux, et semble absorbé dans ses réflexions; tout à coup il regarde Rœderer pour lâcher de deviner le fond de sa pensée. Accoutumé à se voir trahi, il craint encore des trahisons nouvelles. Mais prenant enfin sa détermination :

a Allons, s'écrie -t- il, en élevant la main droite, donnons, puisqu'il le faut encore, cette dernière marque de dévouement. »

Et il fait un pas en avant. Marie-Antoinette jette un

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