‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 2)Chapitre 175 sur 262 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

« transporter dans les lieux du rassemblement pour y « arrêter le désordre*. »

Le décret est immédiatement adopté, et le président nomme la députation, qui sort de la salle sous la conduite de Lamarque et de Gamot^. Sur la motion de Guadet, une députation spéciale est envoyée à T Hôtel de Ville, avec les pouvoirs nécessaires pour faire mettre le commandant général Mandat en liberté ^, et, si elle ne le peut, pour déléguer le commandement à un de ses membres. Thuriot propose que les commissaires soient, de plus, autorisés à se mettre en rapport « avec tous ceux entre les mains desquels pourra résider, soit légalement, soit illégalement, une autorité quelconque et la confiance publique au moins apparente. »

Ces deux députations étaient sorties depuis quelques minutes, lorsque tout à coup le bruit de la fusillade se &it entendre, celui du canon lui succède; l'agitation, le trouble, la consternation s'emparent de TÂssemblée^. Vergniaud, qui préside depuis plus de trois heures, et dont on réclame le concours dans le sein de la commission extraordinaire, cède le fauteuil à Guadet. « Je demande le silence, dit celui-ci, en prenant possession du fauteuil, je le demande au nom de la patrie ;. • • du calme ! vous êtes à votre poste ^. »

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