‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 2)Chapitre 185 sur 262 · LIVRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VIII

cin du roi, iDais il n'a pas peur; c'est un bon b ^! »

La princesse de Tarente, la jeune Pauline de Tourzel, M"** de Soucy, de Genestou, de Saint-Brice, Thibaut * Terrasse, Lemoine, Basire et autres dames du service de la reine, des enfants de France, de M"* Elisabeth et de M""^ de Lamballe, n'avaient pas pu accompagner la famille royale à l'Assemblée et, çiprès son départ, étaient descendues dans l'appartement de la reine, au rez-de-chaussée. Au bruit de la fusillade, elles avaient fermé les volets; mais l'obscurité dans laquelle elles se trouvent pourrait augmenter leur danger, elles imaginent d'allumer les bougies du lustre et des candélabres ; à peine ont-elles terminé ces préparatifs d'une défense bien innocente, que les envahisseurs arrivent et enfoncent la porte. La transition subite de la clarté du jour à cette clarté factice les surprend, ces mille lumières, que reflètent encore les glaces du salon, les éblouissent; ils reculent étonnés. Les plus courageuses de ces dames en profitent pour parler aux premiers envahisseurs. Ils sont pris de pitié et promettent de les conduire saines et sauves hors du palais. Ils tinrent parole ^.

M"* de Campan se trouvait dans un entre-sol avec deux femmes de chambre et Tun des heiduques de la reine. Un groupe d'hommes armés se précipitent sur celui-ci, l'assassinent; ils veulent tuer aussi les femmes, mais celles-ci se jettent à leurs pieds ; M"** de Campan est

Page 1