‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 2)Chapitre 190 sur 262 · I. Voici le texte du décret proposé par Bazire · texte numérisé non relu

I. Voici le texte du décret proposé par Bazire

a L*Âssemblée confirme provisoirement Torganisation actuelle de la municipalité de Paiis. » Logographe, p. 52.

Un de ces péUlionnaires s'écrie : « Le peuple tous demande depuis loogiemps la dédiéaiice da poavoîr exécalif, et TOUS n'avez pas encore prononoé sa sospensîoii. Apprenez que le feu est aux Tuileries ei que nouM ne Parrélerons qnfaprèt que la vengeance du peuple sera satisfaite... »

Le président répond par des banalités à celte insolente menace. L'Assemblée accumule adresses sur adresses, proclamations sur proclamations, pour tâcher de reconquérir quelque peu d'autorité sur les masses égarées ; elle prie, elle supplie tous les pétitionnaires qui se présentent à la barre de retourner auprès de leurs concitoyens pour les assurer qu'elle est prête à adopter toutes les mesures que réclament les droonstances, c'est-à-dire à obéir à toutes les injonctions qui lui seront faites ^.

4. Â onze beares da matin, rAssemblée adqpte cette proclamatkm :

« Si la première des antorités constituées est encore respectée, si

« les représentants da peuple, amis de son bonheur, ont encore sor lai

« Tascendant de la confiance et de la raison, ils prient les citoyens et,

« au nom de la loi , ils lear ordonnent de lever la consigne établie à la

« mairie et de laisser paraître aux yeux du peuple le magistrat que le

« peuple chérit.

t GuAOET, ex-président; Crbstin, Godiozi,

Tbonchon, secrétaires. »

Une heure après, elle lance une nouvelle adresse au peuple. Nous en avons retrouvé la minute, raturée, bâtonnée, chargée de renvois. Son état matériel révèle le trouble qui agitait le rédacteur, Laaiarque:

a Depuis longtemps de vives inquiétudes agitaient tous les dépar- 0 tements, depuis longtemps le peuple attendait de ses représen- « tants des mesures qui pussent le sauver. Aujourd'hui les citoyens cr de Paris ont déclaré au Corps législatif qu'il était la seule autorité

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