‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 2)Chapitre 30 sur 262 · LIVRE lY · texte numérisé non relu

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cerne celle solenDÎlé. la detnièn? où deTail paraiire la royaolé ayaol d'èlie abatlue par la bâche déma^n^ique, el acbeTons de suivre les denùères ramificatioDS des évéoemeols da 20 juin.

L'arrêté de suspension existait encore provisoirement pour Manuel, el la victoire des Jacobins ne pouvait être complète que si le procureur de la commune obtenait, à son tour, gain de cause contre Tarrèté du département et la décision royale.

Le 16 juillet. Manuel se présente à la barre de FAssemblée. Il n'a pu répondre plus tôt aux soupçons inju^ rieujc doni il a été Tobjel : il était malade. Accumulant mensonges sur calonmies, comparaisons ampoulées sur antithèses ridicules, il s'excuse d'entretenir encore les législateurs d'une journée qui n'est, prétend-iK de\'enue fameuse « que parce que la cour a voulu la grossir de tous ses vices. » Il fait Téloge de la municipalité et de ces patriotes purs qui sont venus, le 16 juin, planter une pique dans la salle de la maison commune, à côté du maire. « C'était là sa place, s'écrie-t -il ; car Mineneen a toujours une. n L'invasion du palais le touche peu ; a les palais des rois devraient être ouverts comme les ^lises, et si Louis ^VI a\'ait eu Tâme de Marc Aurèie, il serait descendu dans son jardin pour y goûter un plaisir dont il n'est plus digne... »

La droite accueille par des murmures ces insolentes absurdités; les tribunes les applaudissent à outrance.

Manuel continue : u Jamais il n'y a eu moins de voleurs aux Tuileries que ce jour-là, les courtisans ayant pris la fuite; le bonnet rouge a honoré la tète du roi....co

devrait être sa œuronne... Tout s'est passé daos le plus grand calme, parce que le maire de Paris a exercé près du trÔDe Tempire de la vertu. Quant à moi, traversant le jardin des Tuileries sans mon écharpe de procureur de la commune, conversant plutôt que commandant, j'ai été mieux à même d'apaiser les passions. »

Pour faire ressortir la grandeur de sa conduite, Manuel tonne contre celle du roi, contre celle de La Fayette.. . « Défendez-vous, lui crie la droite, mais ne calomniez pas! » Après avoir encore calomnié. Manuel s'abandonne à tout le dévergondage de son imagination hyperbolique : « Dès lors s'élève dans les lambris du Louvre, au confluent de la liste civile, un autre canal qui creuse dans les ténèbres un cachot à Pétion; le département, en frappant la municipalité, exfrfique comment, dans la fête de la loi^ il représentait la loi sous la figure du crocodile^... Je vous redemande mon honneur, dit-il en terminant, parce que j'ai fait mon devoir; je vous redemande ma place, parce qu'elle est hérissée d'épines et de dangers. Il ne me sera permis de me reposer que lorsque vous aurez sauvé la patrie. »

Malgré les violentes réclamations de la droite, l'Assemblée vote les honneurs de la séance au procureur de la commune et l'impression de son discours.

Cependant la commission était embarrassée pour motiver la complète absolution du magistrat dont Tinac^ tion préméditée, le 20 juin, était une trahison manifeste de tous ses devoirs. Elle ne se pressait pas de

î. Logographe, p. thh du t. XXIV.

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