‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 2)Chapitre 7 sur 262 · Logographe, séance du S juiUet, p. 3S · texte numérisé non relu

Logographe, séance du S juiUet, p. 3S

prendre par la municipalité parisienne, lors de la prochaine arrivée des gardes nationaux en marche vers la capitale.

Le décret avait été habilement rédigé. Le mot fédérés n'y est pas prononcé, on n'y parle que « des citoyens que l'amour de la Constitution et de la liberté a déterminés à se rendre à Paris. » Ces citoyens , se trouvant réunis de fait, seront utilisés, soit à accroître la réserve destinée à couvrir la capitale, soit à augmenter l'eflectif de l'armée active. Ainsi, on admet le principe de la réunion, mais on feint de rentrer dans les intentions royales, en annonçant les plus minutieuses précautions pour empêcher que la présence des fédérés ne serve de prétexte à des désordres.

« Lors de leur passage à Paris, les citoyens gardes nationaux devront se faire inscrire à la municipalité, qui leur délivrera des billets de logement militaire, valables jusqu'au 18 juillet.

« Ceux d'entre eux qui arriveront avant la fête de la Fédération resteront pour y assister. Ceux qui arriveront après le 14 juillet ne pourront prolonger leur séjour au delà de trois jours ; ils se rendront successivement à Soissons oii tout devra être préparé pour les recevoir. »

Aussitôt après la lecture de ce projet, dont l'Assemblée décrète l'urgence, un membre de la gauche, Mazuyer, a l'imprudence de rappeler la circulaire du ministre de l'intérieur et de demander qu'un article additionnel vienne l'abroger formellement , « afin que les gardes nationaux actuellement en marche ne soient ni inquiétés ni insultés,

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