‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 2)Chapitre 74 sur 262 · Compte rendu du Motiileur, p · texte numérisé non relu

Compte rendu du Motiileur, p

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autre raconte qu'il a menacé de sabrer un grenadier qui disait tout haut que les Marseillais étaient des brigands; qu'il l'a conduit à l'état-major, mais qu'on l'y a fait relâcher. Le troisième ajoute : « Je préviens l'Assemblée qu'on doit lui apporter un corps mort; on lui dira que c'est une victime des Marseillais, ceux qui l'apporteront veulent commencer la contre-révolution*. » Dans ce dernier fait, il y avait cela de vrai que Mathieu Dumas, qui avait eu deux parents blessés aux Champs-Elysées, avait proposé aux gardes nationaux des Filles- Saint- Thomas d'aller chercher le cadavre du malheureux . Duhamel au café de la rue Saint-Florentin et de le porter au sein de l'Assemblée 2.

Mais avant que Dumas ait pu prendre la parole pour préparer cette scène tragique, le montagnard Gaston se présente à la tribune et raconte à sa manière les faits dont il a été témoin. Il a vu les Marseillais prendi'e un repas frugal; il a entendu des officiers de la garde nationale crier : « Vive le roi, vive la reine, vive La Fayette! » On a dit qu'ils avaient aussi crié : « A bas la nation! » il ne l'a pas entendu. Une querelle s'étant engagée entre les ofliciers et les Marseillais sur les cris que les uns proféraient et sur ceux que les autres voulaient leur imposer, les Marseillais ont franchi les fossés comme des lions, et ont tiré leurs sabres; u c'était un spectacle imposant; )> mais lui, Gaston, il est intervenu et a empêché la mêlée de devenir sanglante. Par

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