‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 2)Chapitre 92 sur 262 · LIVRE Tl · texte numérisé non relu

LIVRE Tl

Le 5 était un dimanche. Gomme on ne savait pas encore si l'arrêté Mauconseil recevrait ou non un commencement d'exécution, comme de très-grandes craintes étaient entretenues au sujet du départ que l'on accusait le roi de projeter, une foule considérable, curieuse et agitée, se porta, dès le matin et durant la journée entière, dans les environs des Tuileries. Au milieu d'elle circulaient des volontaires venant surveiller le château, des artilleurs traînant leurs pièces, des Marseillais se préparant par des promenades militaires à la prochaine bataille^.

L'Assemblée, qui consacrait ses séances du dimanche aux pétitions et aux pétitionnaires, venait d'entendre la lecture de nombreuses adresses où l'on demandait la déchéance et même le jugement du roi , lorsque tout à

ment et suMe-champ la maladie qui Tempèchc de remplir les foDCtiens de sa place, pour le compte en être rendu à rassemblée ; elle a à cet effet nommé le citoyen Foumereau , pour lui porter la lettre. » Les démagogues les plus fougueux étaient ainsi mis en surveillance par leurs soupçonneux complices.

4. Ces derniers étaient allés la veille, à l'Hôtel de Ville demander des cartouches à balle. Panis, administrateur de police, leur en fit distribuer cinq mille, malgré les ordres formels du directoire du département, qui avait défendu toute délivrance de poudre sans sa participation. (Voir la Chronique des cinquante jours j p. 351, et le discours de Panis du 25 septembre 4792. )

coup des citoyens de la section de la Bibliothèque se présentent à la barre et déclarent qu'ils viennent désavouer au nom de cette section l'adresse présentée deux jours avant par Pétion.

La délibération dont ils sont porteurs est ainsi conçue ^ :

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