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avec la proclamation de Dumouriez, un ordre particulier leur rappelant le serment qu^elles ont prêté de maintenir la République, la liberté et Tégalité.
Le général en chef est bientôt instruit par ses espions de l'opposition énergique de Pille et de Chérin. Sous prétexte d'un ordre de service à recevoir et à transmettre, il les fait appeler tous les deux au quartier général. Mais déjà Chérin s'est esquivé et a couru à Valenciennes se concerter avec les trois représentants du peuple qui s'y trouvent. Pille, moins avisé, est resté au camp ; il se rend sans défiance au quartier général. Il y est aussitôt saisi et jeté en prison.
Dans un bataillon de Seine-et-Oise faisant partie du camp de Bruille se trouvait un capitaine de canonniers, fils du député Lecointre (de Versailles) . Dumouriez lui fait envoyer une ordonnance pour l'inviter à se rendre au quartier général, où l'on doit lui communiquer une lettre de son père. Lecointre, comme Pille, répond à cet appel ; comme lui, il est arrêté dès son arrivée à Saint-Amand.
Mais Dumouriez ne s'occupe pas seulement du soin d'augmenter le nombre des otages qui doivent, suivant lui, répondre de la vie des prisonniers du Temple; il consacre la plus grande partie de sa matinée à rédiger une proclamation au peuple français*.
4 . Cette proclamation a été insérée in extenso au Moniteur j n® 4 iO. La date ne se trouve ni au commencement ni à la fin, mais elle est précisée par un passage ainsi conçu : « Hier, 4*' avril, sont arrivés quatre commissaires do la Convention nationale avec un décret pour me traduire à la barre ; le ministre de la guerre Beumonville, mon