‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 3)Chapitre 196 sur 249 · LIVRE XXXII · texte numérisé non relu

LIVRE XXXII

celle que venait de faire Dumouriez. Aussi, lorsque la proclamation à l'armée^ était arrivée à l'état-major de chacun des deux camps, avait-elle été un véritable coup de foudre pour tous ceux qui, par leurs fonctions spéciales, étaient chargés de la porter à la connaissance des troupes.

Leveneur, comme le plus ancien lieutenant général, commandait le camp de Maulde en rabsence de Valence, que la nécessilé de soigna ses blessures retenait presque toujours au quartier général des bains Saiot-Amand. Quand il reçut la proclamation, il refusa de la publier. Il fallut que Valence vtnt lui-même au camp pour lui en intimer Tordre. Encore Leveoeur ne se rendit-il que lorsqu'il eut en main une réquisition écrite du général en chef.

Au camp de Bruille, c'était le général Rosières qui commandait provisoiïemeût et jusqu'à la prochaine réorganisation de Tarmée. Quand on lui remit la dépêche de Dumouriez, il avait près de lui les généraux de brigade Kermorvan, Davesnes, Ghancel, les adjudants généraux Pille, Chérin et Pinon.

Une espèce de délibération s'ouvre entre ces offikners pour savoir ce qu'il y a à faire dans une circonstance si délicate. Pille et Chérin se prononcent hautement contre le général rebelle. Ils émettent l'avis de a'empaïp» rer à l'instant de sa personne et de l'envoyer à P&ris. Mais les autres officiers s'effrayent d'une proposition si téméraire ; on convient qu'il sera distribué aux troupes,

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