Depuis prince d'EckmiJhl el maréchal de TEmpirc
àOO HISTOIRE DE LA TERREUR.
Bruille. Il n'a d'autre ressource que de s'élancer à travers champs. Son cheval refuse de sauter un fossé ; il est obligé de mettre pied à terre, puis, le fossé franchi, de monter un autre cheval que lui donne un domestique du duc de Chartres. Il se dirige droit sur l'Escaut. Par bonheur, il trouve une barque qui le transporte sur l'autre rive avant que ceux qui le poursuivent aient pu l'atteindre. Là il est en pays impérial et n'a plus à craindre de fâcheuses rencontres. Mais dai^ la bagarre deux hussards ont été tués, plusieurs chevaux ont été blessés, son secrétaire, Quentin, a été pris^
Dumouriez se dirige à pied, au milieu de terrains que les pluies ont détrempés, vers le village de Burf^&it annoncer à Mack sa mésaventure et le prie de l'excuser auprès du prince de Cobourg s'il n'a pas pu être exact au rendez-vous; car cette course à travers champs, d'abord à cheval, puis à pied, l'a fort détourné de son chemin et lui a fait perdre un temps précieux. Quelques heures après il est rejoint par le lidèle Baptiste. Celui-ci lui raconte qu'ayant réussi à s'échapper il est retourné au camp et y a annoncé le danger auquel a été exposé son général. L'indignation contre les trois bataillons a été fort vive; on demandait à grands cris que Dumouriez revint le plus lot possible au milieu de ses soldats, de ses enfants; on jurait de punir ceux qui avaient attenté à ses jours. Ces nouvelles raniment toutes les illusions du général.
4. Quentin était porteur de la redingote de Dumouriez, dans la poche de laquelle on trouva les lettres de Miaczinski et de Lescuyer. Voir plus haut, p. 365 et 373.