‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 3)Chapitre 26 sur 249 · Voir t. IV, p. US et suivantes · texte numérisé non relu

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4i HISTOIRE DE LA TERREUR.

Commune n'a pu se procurer que par une sorte d'accaparement et qu'elle ne voulait vendre à grande perte qu'aux seuls Parisiens. Ainsi la France devient tributaire non-seulement de Paris, mais de ses environs; ainsi la Commune a toujours dans ses mains le levier de l'insurrection. Tant , que durera un pareil état de choses, le Corps législatif et la liberté nationale n'auront qu'une

existence précaire et toujours menacée Pourquoi

les départements supporteraient-ils cette perte tandis qu'ils payent le pain le double de ce qu'il coûte à Paris et que les ouvriers y reçoivent un salaire moindre de moitié et des trois quarts de ce qu'il est dans cette grande

ville? On a voulu, ces jours derniers, relever le prix

du pain. La livre qui vaut 7 sols ailleurs, a été portée de 3 sols à 3 sols 3 deniers. Aussitôt les sections ont fait entendre leurs plaintes. Que dis-je les sections? C'est le centième des votants de chaque section, car les quatrevingt-dix-neuf autres centièmes n'osent se montrer et laissent la place à cette aristocratie nouvelle qui s'élève sur les ruines de l'ancienne, à cette aristocratie qui n'est ni celle de la science ni celle de la vertu.... »

A cette sanglante ironie, la Montagne répond par ses vociférations ordinaires; sans s'en émouvoir, l'énergique Breton propose un décret ainsi conçu :

« Il est défendu à la Commune de Paris de faire « vendre ses blés d'approvisionnement au-dessous du u prix courant des marchés voisins. »

Quelques voix isolées appuient la motion de Lanjuinais, et demandent qu'on étende aux départements le principe des secours proposés pour la seule ville de

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