‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 3)Chapitre 44 sur 249 · LIVRE XXVII · texte numérisé non relu

LIVRE XXVII

que le discours de Ducos sera placé en tête de cette collection. Puis, à Tunanimité, elle vote la déclaration de guerre au roi d'Angleterre et au stathouder de Hollande, que Brissot, dans son rapport, avait déclaré être plutôt le sujet que Tallié du cabinet de Saint-James.

La France est désormais en guerre avec l'Europe entière, mais la situation est bien changée depuis le mois de novembre. Nos soldats, que nous avons laissés victorieux à Aix-la-Chapelle, à Mayence, à Chambéry, à Nice % se sont à grand'peine maintenus dans les positions qu'ils occupaient alors. Malgré d'énergiques efiforls, des sacrifices douloureux, ils n'ont pu avan- • cer d'un pas. L'enthousiasme de la liberté, qui avait enfanté les prodiges de la campagne de 1792, s'est éteint sous les froides étreintes de l'hiver, ou plutôt sous la répulsion qu'inspirent à tous les hommes de cœur les luttes des partis, les violences des clubs, les calomnies des journaux démagogiques.

En Savoie, grâce à la neutralité de la Suisse désormais assurée et aux remparts de glaces éternelles qui défendent les passages des Alpes, les troupes françaises n'ont point été inquiétées. Mais, dans le comté de Nice, Tex-lieutenant de Montesquiou, Anselme, est obligé de tenir tête en même temps à de nombreuses bandes de

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