On trouve dans le Moniteur du 4 février 4793, n
4° La lettre du secrétaire d'État du gouvernement pontifical, qui
est antérieure de quelques jours aux événements du 43 janvier et
dans laquelle sont exposés les motifs du refus que la cour de Rome
croit devoir opposer aux prétentions du chargé d'affaires de France;
V Le rapport officiel du consul de France sur le meurtre de Basseville.
7() inSTOIUIi DE LA TERHKUR.
tion ni réparation; ii adresse immédiatement à la Convention un message pour lui demander les moyens de tirer une vengeance éclatante « de Tinsolent hypocrite de Rome, qui outrage et désole le genre huniain depuis trop longtemps. »
L'Assemblée s'émeut avec raison au récit du triste événement dont la capitale du monde chrétien vient d'être le théâtre; elle s'empresse d'adopter l'enfant de la victime et d'accorder une f)ension à la veuve. Mais l'occasion s'oHrait de faire remonter au souverain pontife la responsabilité du meurtre, elle est avidement saisie par les passions antireligieuses.
« Il faut brûler le Vatican! crient plusieurs voix. — Il faut, ajoute Jean Oebry, venger la liberté outragée. Quand Rome corrompue voulut punir Jugurtha, elle sut bien le saisir et le faire mourir dans les cachots. On comprend à qui s'applique cette comparaison \ »
-1. Journal des débnls et décrets, n° 137, p. 25.
Quelques années après, le Directoire se chargea de mettre à exécution celte menace. Les cachots de Valence virent mourir dans une lente aj^onie le malhoureux vieillard qu'avait désigné aux vengeances de la République le conventionnel Jean Debry. Sans doute celui-ci, lorsque quelques années plus tard il devint sous Napoléon l**" préfet et baron, n'aimait pas qu'on lui rappehU sa violente sortie contre le saint-père, non plus que sa fameu-e proposition du 28 août 4792 pour la levée d'une légion de 1,200 lyntnnicides chargés de débarrasser la terre de tous les rois et de tous les empereurs.