P. MONTESQUIOU
a .1 M, de Menou, colonel du 5*' règimcnl de cavalerie.
t Depuis lrente-s?pt ans que je suis au service, ayant fait quatre campagnes dan^ les guerres d'Hanovre, jusqu'à cotte éjwque, j'ai constament fail tout ce qui a dépendu de moy pour prouver mon attachement aux loix ci\iles et militaires et n'ai rion négligé à mériter et consener la confiance des cavaliers du régiment. Je vois que depuis deux mois l'on employé tous les moyens possibles pour me faire perdre le seul prix que j'ai tacliois aux péuihhs fonctions que je remplis. Comme il est impossible que jo fasse aucun bien en restant plus longtemps au régiment, je vous prie, monsieur, de vouloir bien faire agréer au roy la démission de la place de premier lieuten:int-colonel que j'occupe au cinquième régimeiit de cavakric.
« A Auch, le 3 juillet HOi, par diiplic ila au ministre».
« D'ESPERRIËRI'S.
1 Vu et approuvé par nou^, membres du conseil d'administration. »
aux arœts par les ordres du lieutenant-colonel Spendler, qui se trouvait en résidence à Tullins. Ils allaient ôtre conduits sous bonne escorte à Grenoble, lors({uc la populace de celte [Hîlite ville s'atiroupe, arrête le convoi qui vase mettre en marche, se saisit du lieutenant-colonel, le force à signer la mise en liberté des cinq cavaliers, puis veut le conduire lui-même à Grenoble, à la place des soldats qu'il avait donné ordre d'y mener. Mais, à cinquante pas de Tullins, le malheureux lieutenant-colonel est assassiné et [>endu par les pieds à un arbre de la roule, oii son cadavre reste jusqu'à ce que la nmnicipalité le fasse enlever et inhumer.
Un pareil meurtre pouvait faire augurer du sort réservé aux olficiers de Roj al- Pologne. Aussitôt que la nouvelle de la mort tragique de Spendler se répand à Lyon, — dimanche 9 septembre, vers trois heures de TapresHuidi, — une bande d'émeutiers, sous la direction de trois individus habillés en vétérans et d'un émissaire do la comnuuie de Paris, nonuné Saint-Charles, se dirige par les (piais de Saune vers le fort de Pierre-Encise, elle demande à giaiuls cris que les huit militaires détenus soient conduits à la prison de Roanne, « l'égalité devant la loi exigeant que les olliciers soient renfermés dans les maisons de détention ordinaires. »
Au premiei' biMiit de la formation de c^tte bande, le maire, Vitet, et (1(mix membres du conseil général, Perret et Nivière, accourent avec le conmiandant de la garde nationale, Juillard; mais en vain haranguent-ils la i)opulace ameutée, celle-ti commence le siège du fort. Le maire donne secrètement au û:eôlier l'ordre de faire évader