Voirie second volume, p
t. BiTtrand de Molleville, ancien ministre de la marine, avait formé contre ces trois députés une plainte en calomnie. Larivière, entre les mains duquel celto plainte avait été déposée, avait inutilement sommé ces trois députés de comparaître, et, sur leur refu!^, avait cru pouvoir oser de ce moyen de coercition. On avait transformé cette imprudence eo crime de haute trahison.
Les quel.{uei aalres prisonniers étaient aussi peu coufiables* mais plus obscurs.
I> jury altaohé à la haute cour, et qui était formé d'un juré élu dans chaque département, avait prononcé, quelques jours avant le 10 août, plusieurs acquittements. Les démagt>gues de la capitale n^a^'aient pas manqué de s'élever contre ces décisions. Aussitôt après leur triomphe, ils demandèrent à T Assemblée que cette jaridiction fut détruite, et que les prisonniers d'Oriéans fussent transférés à Paris pour y être jugés par le tribunal du 17 août.
Cette injonction, déjà faite plusieurs fois au nom de la commune fut renouvelée, le 23 août, avec une nouvelle insistance et d'un ton plus impérieux encore que d'habitude*.
Le surlendemain, 25 août, Gensonné vint, au nom de la commission extraordinaire, proposer une espèce de transaction entre les passions de la rue et les règles de
4. Voici les propres expressions dont se servirent, devant T/Yssemhlêe, les dëlé^^ués de la commune insurrectionnelle [Moniteur , p. tOOl») :
« Nous domindons que les criminels d'Orléans soient transférés à Paris pour y subir le supplice de leurs forfaits... Si vous n*accordez pas cette demande, nous ne répondons plus de la vengeance du peuple. Vous nous avez entendus el vous saxez que l'insurrection est un devoir sacré. »
Nous avons trouv/» sur les rt»glstres de la commune insurrectionnelle les deu\ mentions suivantes, qui montrent combien les meneurs de la commun^ ét«nent de connivence avec Fournier, le chef des bandes qui ament^ronî à leurs assassins les malheureux prisonniers:
<' Le 'ii an ti. — Un citoyon fait une pélilion tondant à réi^lamerla