‹ Histoire de la terreur, 1792-1794 (volume 4)Chapitre 180 sur 262 · Cet inventaire commence ainsi · texte numérisé non relu

Cet inventaire commence ainsi

« L'an mil sept conl quatre-vingt-douze , quatrième de la liberté et le premier de régililé; cpjourd'hui lundi dix septembre, six heures etdemie du malin, nous, Maire et officiers municipaux, et en présence de M. Cliude Fournier, commandant général des volontiiires parilieos et marseillais venant d'Orléans, et de M. Joseph-François Bécard , comm indant en chef du baiaillon de Popincourt et de Tarmée parisienne \enant d'Orléans, de M. Pierre Guyot, lieutenant de ladite armée, et de MM. Pierre-Louis Robillard et Louis- Florent Barbier, tous deux volonUiires de larmée parisienne, comme ou^si en présence des «ieurs Michel Mmin et Jean Bonnenfant, caporaux d'artillerie, etc., il a 4Âé procédé à la description de tous effets, habits, harJes et linge qui te sont trouvés d.tns les chariots qui conduisaient à Versailles les pri- Moniers d Orléans.

« Premièrement : six grands sac^ de toile grise renfermant des chapeaux , des sacs de nuit et autres effets, lesquels sacs ont é:é numérotés depuis un ju qu'à six et sur chacun desquels nous avons apposé le cachet de la muaicipulité... «

nier le récil de révénemenl, qu'il connaissait déjà depuis la veille, il le complimente sur sa conduite et termine par ces mois que Thistoire doit conserver à la honte éternelle de celui qui les prononça : « Celui qui vous remer^ cie, ce n*est pas le ministre de la justice, c'est le ministre du peuple, »

Par un impudent mensonge que, pour 1* honneur da nom français , nous devons répudier de toute Ténergie de notre conscience, Danton associait la nation, alors muette et terrifiée, au crime de quelques scélérats; il croyait peut-dtre qu'il suffit de multiplier le nombre d€S coupables pour anéantir l'iniquité. Mais non, DaotOD n'était pas plus le ministre du peuple qu'il n'était celui de la justice; il n'était que le ministre des conspirateurs et des assassins ^.

De la place Vendôme Fournier se rend avec sa bande à la place de Grève, d'où elle était partie quinze jours auparavant. Là, il reçoit de ses amis de l'Hôtel de Ville de nouvelles félicitations et leur laisse en dépôt ses canons, ses chariots, toute la défroque des morts, les malles, les valises et effets qu'il traîne à sa suite depuis Orléans.

Que devint une certaine cassette que l'infortuné Delessart avait confiée à T Américain ? Que devinrent les valeurs de portefeuille que Fournier s'était fait livrer, et surtout un certain paquet qui no contenait pas moins, paraît-il,

4. Nous sommes heureux de nous trouver ici complètement d'accor<i avec M. Michelct qui , en parlant de co fait, appelle Danton «ce misérable esclave habitué à couvrir les faiblesses des actes sous Forgueil de la parole. » [liist. de la Révolution, tome IV, p. S43.)

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