U CONVENTION NATIONALE
« Comité de surgelé générale et de surveillance de la Convention
nationale.
n Du 6 messidor Pan second de la République française une et indivisible.
« Vu la demande de la citoyenne veuve Maillard, le comité arrête que le citoyen Héron assistera à la levée des scellés appo-
ses sur les papiers de feu Maillard, et qu'il apportera au comité ceux desdits papiers qui pourraient inléresser le comité, relativement aux événements de la révolution.
« Les représentants du peuple,
« BaYLE, DliBARRAN, LaVICONTERIE, ÉlIE LaCOSTE. »
Ce que nous avons dit de Maillard et les pièces que nousvenons de produire suffisent à faire connaître le misérable dont quelques historiens ont osé balbutier la défense, que d'autres ont même qualifié de grand justicier du peuple. Ce n'était qu'ao homme d'affaires famélique, prêt à changer de métier comme de parti ; suivant les circonstances, chef d'émeute, entrepreneur d'espionnage, exacteur pour son compte personnel et pour celui de ses patrons, rédacteur de placets à ses moments perdus, instrumentant avec le m^*me zèle et pour un salaire analogue devant le tribunal de police municipale et devant le tribunal sanglant de TAbbaye.
Quant aux individus qui siégeaient autour de lui, le 2 septembre, et que Timagination de certains écrivains a fait cotn* parer aux juges que l'antiquité nous montre aux portes des enfers , pesant dans leurs mains le sort des pâles humains, ce nV'taient que des misérables que Maillard avait depuis longtemps embrigadés pour tout faire, qui lui servaient tour à tour d'obstna leurs, d'assesseurs, de sbires et de bourreaux au besoin. Méhik\ en Us qualitiant d'escrocs, Fabre d'Églantine, en les rt•p^é^enlant comme des coupe-jarrets, leur faisaient encore de rhoniK-ur. Ils apprtenaient à la race la plus méprisée et la plus méprisable dans tous les temps et sous tous les régimes, à la race des espions de la police secrète.