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avec ceux qu'ils accusaient; sur les soixante-cinq individus dénommés dans Tenqucte, beaucoup sont très-légèrement inculpés. D'ailleurs, il est évident que cette instruction n*â pii porter, après trois ans d'intervalle entre le crime et l'enquête, que sur des gens ayant continué à habiter le quartier et connus particulièrement des témoins. Elle n'a pu évidemment comprendre les fédérés marseillais et autres dont les noms étaient restés ignorés et qui avaient disparu depuis longtemps. D'ailleurs, ce document n'est qu'un des éléments de l'instruction, et nous avons retrouvé l'instruction tout entière; nous avons eu les noms de ceux qui furent traduits devant le tribunal criminel comme accusés d'avoir participé aux massacres de l'Abbaye. Sur les neuf individus qui comparurent devant le tribunal criminel, trois seulement peuvent être considérés comme rentrant dans la classe des bourgeois établis. Ainsi tombe le dernier argument produit par M. Louis Blanc à l'appui de son système; ainsi est réduit à sa juste valeur un document auquel, dans un temps, on a voulu attacher une grande importance historique et qui a été récemment encore l'objet d'une publication spéciale faite avec un très-grand luxe typographique, par M. Horace de Vieil-Castel , sous ce titre : Les Travnilleur de Septembre^.
1. Nous avons retrouvé, aux archives de la préfecture de la Seine, le procèsverbal même de l'enquête qui fut ouverte à Vaugirard, et, dans le dossier criminel de l'an m, celle faite par la section des Sans-Culottes. L'une et l'autre de ces deux enquêtes ne signalent que des individus appartenant aux classes les plus infimes de la société.